La vie quotidienne à Cuenca

La location de l’appart
Il ne semble pas y avoir d’agence immobilière, du moins pas pour les locations. On a trouvé par les petites annonces de « El Mercurio », le journal du coin. Nous avons eu affaire directement avec la propriétaire. Elle nous a fait signer un contrat ultra simple, pour 9 mois, la durée que nous voulions. Il n’y a pas eu d’état des lieux et on ne nous a pas demandé d’assurance. A notre connaissance, il n’y a pas de taxe d’habitation. Nous avons payé un mois de caution. Loyer : 500 dollars par mois.

L’eau
Incroyable, une vraie bonne nouvelle : l’eau est potable à Cuenca et il semblerait que ce soit la seule ville du pays où c’est le cas !
Elle est en gestion communale, par une entreprise municipale : ETAPA (Empresa pública municipal de Telecomunicaciones, Agua Potable, Alcantarillado y saneamiento).
Le contrat de fourniture est au nom de la propriétaire. Nous allons payer la facture tous les mois. Dernière facture en date : 4,50 dollars.

L’électricité
L’électricité est fournie par Empresa Electrica Regional Centro Sur CA.
Le contrat de fourniture est au nom de la propriétaire. Nous allons payer la facture tous les mois. Dernière facture en date : 7,70 dollars qui se répartissent comme suit :
– 2,86 d’électricité
– 1,70 pour les pompiers
– 2,33 pour la collecte des poubelles
– 0,81 pour l’éclairage public

Le gaz
Il n’y a pas de réseau de gaz, chacun achète ses bouteilles, comme chez nous, butane ou propane en bouteilles de 23kg. Nous avons donc deux bouteilles : une pour la cuisine et une pour l’eau chaude. Coût de la recharge : 2,50 dollars. Un coup de fil et la livraison se fait quelques heures plus tard.

Les poubelles
Les poubelles sont ramassées les lundis, mercredis et vendredis. Le mercredi, c’est aussi le jour des « recyclables ». Les frais de collecte sont facturés avec l’électricité.

Les bus
Les bus de Cuenca sont en gestion municipale, chaque ligne est attribuée à un opérateur privé. Il y a 5 ou 6 opérateurs privés en tout. Les lignes sont nombreuses et passent très régulièrement (toutes les 10 minutes ?). Par contre, il n’y a pas de plan de bus et les arrêts n’indiquent pas quelles lignes s’y arrêtent ni leurs trajets.  Coût d’un trajet : 0,25 dollar, sans correspondance. Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans. 50% de réduction pour les mineurs, étudiants, handicapés, et les vieux.

Les taxis
Les taxis sont incroyablement pas chers, et se trouvent à tous les coins de rue. Coût d’une course entre 1,5 et 4 dollars.

Les voyages
Voyager en équateur se fait en cars. Chaque ville d’une certaine importance a son « Terminal Terrestre » (gare routière). En général, les premiers départs se font très tôt le matin (avant 5 heures en général), et jusque tard (après minuit), cadencés toutes les demi-heures. Par exemple de Cuenca, Gayaquil est à 4h de car pour 8 dollars, et Quito à 10h pour 10 dollars.

La poste
La poste fonctionne très bizarrement. Nous n’avons pas de boîte aux lettres.
Envoyer une carte postale pour l’Europe coûte 3 dollars, et son trajet dure 3 semaines ou plus. Dans l’autre sens c’est moins cher (0,90 euros), mais ça met quand même 3 semaines.
– 1er exemple : Philomène a reçu un paquet de bouquins du CNED, partis de Belgique (?). Le paquet est entré en Équateur il y a déjà une quinzaine de jours. Morgane est allée 3 fois à la poste centrale de Cuenca. Il y a eu plusieurs coups de fil. Les droits de douane sont nuls (c’est des trucs éducatifs), mais il y a des frais de gestion (1,77 dollar), qu’on ne peut pas payer à la poste. Il faut aller dans certaines banques (liste fournie). A ce jour nous n’avons toujours pas le n° du colis, quant au colis lui-même ….
– 2ème exemple :
Nous avons commandé 5 bouquins sur fnac.com, avec frais de livraison costauds (env. 25 euros). 3 semaines plus tard, nous recevons un coup de fil de la filiale équatorienne de DHL, qui nous a pris 17 dollars de frais (1 dollar de frais de douane, ça va, et 16 dollars pour DHL). On a mis le bazar à la fnac avec moultes mails et, compréhensifs, ils nous ont fait un avoir de 12 euros.

Internet
Là c’est la grande aventure. Dans notre premier appart, le modem-wifi n’arrivait manifestement pas à gérer la connexion avec la portable et l’ipad. On s’est plaint auprès de la proprio qui a fait le nécessaire. Des techniciens sont venus à deux reprises. La première fois, ils ont trafiqué des trucs sur les câbles extérieurs, mais ça n’a rien changé. La deuxième fois, ils ont changé le modem, ils en ont mis un à deux antennes au lieu d’une, et ça a marché.
Dans le nouvel appart, nous avons dû contracter directement avec ETAPA. Le RDV était pris, mais ils ne sont pas venus. Raison : « de grosses pluies, les réseaux sont humides, on viendra plus tard ». Comme ils ne venaient pas et que nous avions le modem de l’ancien locataire, on a essayé et, miracle, il y avait de la connexion. On a vécu dessus pendant un peu plus d’un mois, puis d’un coup, plus rien. On a remis en route l’histoire de notre contrat (qu’il a fallu resigner parce que l’ancien était trop vieux). Les techniciens sont venus pour l’install, nickel. Mais trois jours plus tard, rideau, plus rien. On les rappelle, ils reviennent, réinstallent, ça marche. Ils précisent que le réseau est instable, que ça risque de retomber. On va bien voir.
Coût du contrat : 25,75 dollars par mois pour 2 Mb/s (on est plus près de 200kb/s mais quand ça marche ça va). Install de 28 dollars offerte si :
– on reste plus de 12 mois (on la paiera donc à la fin), et
– paiement par prélèvement bancaire (c’est donc la proprio qui s’y est collée, on la remboursera tous les mois avec le loyer).

Le téléphone portable
Impossible de faire fonctionner le portable français avec les cartes SIM vendues ici. Nous avons donc acheté un téléphone de base : 35 dollars, made in Ecuador s’il vous plaît. Nous avons pris une carte SIM chez l’opérateur Claro. Coût de la minute : 0,20 dollar. Les recharges s’achètent un peu partout, par multiples de 1 dollar.

La médecine
Ça y est, nous avons eu une malade : Philomène.
Nous sommes allés voir un pédiatre de la clinique « San Juan de Dios », à 5 minutes à pieds de chez nous. Le toubib a été très sympa et efficace. (Rien de grave pour Philo). La consultation a coûté 20 dollars, et le médicament 7,60 dollars (Claricort, un antihistaminique fabriqué au Mexique, le médecin a offert le paracétamol et l’antitussif). Avec les factures, si tout va bien, on devrait se faire rembourser par la sécu à notre retour. Le principe de la sécu c’est : on avance tous les frais et on se fait rembourser (sous réserve de respects des plafonds) tout d’un coup au retour.

Les clopes
Le paquet de 20 cigarettes est passé de 3 dollars à 4 après Noël et 4,40 après Pâques …

Aventures au Bosque Cerro Blanco

Sur le chemin du retour, entre Montañita et Guayaquil, nous nous sommes arrêtés au Bosque Cerro Blanco, « rare forêt tropicale sèche qui abrite entre autres jaguars, pumas, singes, cervidés, et plus de 200 espèces d’oiseaux », dixit le guide. Nous n’avons pas été au bout de nos surprises !

D’abord, le bus nous a déposés au bord d’une quatre voies, qu’il a fallu traverser pour atteindre l’entrée du parc. Accueillis par un vigile, nous avons campé … seuls ! Bar fermé, et pas un seul autre campeur. Morgane et Déodat sont ressortis du parc pour nous trouver à manger, re la 4-voies, plus un bus pour Puerto Hondo, le bled du coin. Ouf ! Ils ont trouvé quelques brochettes, des bananes et de quoi petit-déjeuner. Retour à la nuit tombée. Nous n’avions pas de lampe de poche, heureusement, la nuit était claire et le feu allumé. Enfin, difficile de veiller longtemps, les enfants étaient couchés à 19h ! La nuit a été plutôt rude, pas dûe aux ronflements de nos voisins, non, mais à cause de nos coups de soleil !

Le parc en lui même était plutôt joli, mais quand même rien à voir avec ce à quoi on pouvait s’attendre en lisant le guide. On y a fait une balade de trois heures environ. On a dû neutraliser deux jaguars qui se seraient bien gragnotés Bérénice. Déodat s’est occupé seul du puma (en réalité, la bête s’est enfuie devant le regard féroce du mâle prêt à mordre). Quant aux hordes de singes, elles nous ont fait une haie d’honneur à deux reprises (sans doute parce qu’on a chassé deux pumas). Bref, génial. D’ailleurs les photos en témoignent :

Après ces aventures, nous avons de nouveau traversé Guayaquil pour atteindre le terminal terrestre et prendre le bus de Cuenca. Nous avons fait une partie de la route au dessus des nuages. Pas mal !

Voyage sur la côte del Oceano Pacifico 2/2

Le deuxième jour, avec Lindsay, une copine belge rencontrée à l’hôtel, et son fils de quatre ans Mahé, nous sommes allés à Agua Blanca . C’est une source d’eau sulfureuse aménagée en bassin, un îlot de verdure au milieu de la forêt sèche. On s’y est rendus en voiture, parce qu’en bus il aurait fallu marcher 5 kilomètres… Les enfants sont fainéants !

On se barbouille de boue, puis on va se rincer dans la « laguna sagrada » (bassin sacré). On a réussi à faire abstraction de l’odeur un peu tenace d’œufs pourris ! On est ressortis avec la peau toute  douce, nettoyés par les vertus du lieu.

Le lait de coco est servi directement dans la noix fraîche. Quand il est terminé, le serveur nous a dépiauté la noix qu’on a emmenée et mangée le soir à l’hôtel.

Le dernier jour, nous sommes allés pêcher. Départ 10h de la plage devant le port. On a longé la côte vers le nord, aperçu la playita, plage déserte la plus proche de Puerto Lopez, du même genre que Las Frailes.

Pour la pêche, c’est trop facile. Un hameçon avec un bout de poisson cru, et ça mord ! En tout on a dû remonter une vingtaine de poissons. Plusieurs fois, c’est une murène qui s’est prise au piège. Pas de quartier, la bestiole est assommée à coups de bâtons et rejetée à la mer.

Pour le repas du midi, notre chef de bord (qui se fait appeler Winston Churchill) nous a préparé un « ceviche » avec notre pêche directement sur le bateau (la rame servait de planche à découper !). C’est du poisson cru (ben oui !) cuit dans du citron avec tomates, poivrons et oignons, un régal !

Dès qu’on jette un bout de poisson par dessus bord, une kyrielle d’oiseaux arrivent : Frégates, Pélicans, et aussi les fameux « Patas Azules », les fous aux pieds bleus.

La sortie snorkling n’était pas extraordinaire. La barrière de corail n’était pas très proche, et la visibilité limitée à quelques mètres. Et il faisait froid !!

Avant de quitter la côte, nous avons fait une halte à Montañita, paradis des surfeurs et des fêtards !

Puis bus de retour vers Guayaquil, au travers des salines…

Déodat et Philomène aux Scouts équatoriens

Je vais vous raconter nos deux premières séances au scout équatorien. Déjà les horaires : de 8h30 à 11h30. Autant dire tout de suite que ce n’est pas du tout comme les éclaireurs français !Bon, le premier jour nous sommes arrivés en retard 😉 Puis nous avons fait des petits jeux pour apprendre les prénoms, il y a eu ensuite une sorte de réunion où l’animateur a expliqué que nous sommes ici, au scout, pour apprendre la mixité.Il avait compris que nous étions dans deux groupes différents, Déodat et moi, un masculin et un féminin, parce qu’on avait ce jour là, deux foulard différents. J’ai bien ri !

Puis nous avons eu un temps libre de 20 minutes où nous pouvions faire ce que l’on voulait. Après le temps libre nous avons fait une tomate (un jeu avec un ballon et les jambes écartées, on doit tout faire pour empêcher le ballon de passer entre nos jambes et s’il passe entre nos jambes nous avons perdu !), c’était le seul jeu un peu sportif des séances. Puis quand vint la fin de la séance on se met tous en carré pour le baisser de drapeau, que l’on avait levé le matin, la prière et une sorte d’au revoir.

Pendant la prière on doit utiliser un signe particulier avec les mains et on doit positionner ses mains de manière particulière.

Ils ont aussi des petits drapeaux pour différencier les patrouilles.

Philomène

Voyage sur la côte del Oceano Pacifico (1/2)

La dernière semaine d’octobre, vacances pour les enfants, on en a profité pour partir sur les routes de l’Équateur, direction la côte pacifique ! Notre destination : Puerto Lopez.

Le voyage en bus fut assez époustouflant : nous avions 3 bus à prendre Cuenca-Guayaquil, puis Guayaquil-Jipijapa et enfin Jipijapa-Puerto Lopez. Nous n’avons pas attendu plus de 5 mns entre chaque. Résultat des courses, partis à 8h du matin de Cuenca, nous étions à 16h30 sur la côte pacifique… Bon, le ventre un peu creux et la vessie bien pleine puisqu’on n’a pas eu le temps entre chaque bus !

Nous sommes de nouveau passé au travers du parc Cajas entre Cuenca et Guayaquil, le temps était sublime et les paysages vraiment magnifiques.

Arrivés sur la côte, le temps était plus gris mais l’hôtel sympathique et exotique !

Puerto Lopez est un village de pêcheurs …. C’est assez étonnant, il y est décompté 14 000 habitants, mais la ville paraît toute petite. Malgré son aspect un peu délabré, c’est assez agréable de se balader dans ses rues, sur sa plage, près de son port …

Premier jour : sortie à las playas de los Frailes dans le parc naturel de Machalilla. Pour se rendre à la plage, on a fait la balade de 45 mns au travers de la forêt tropicale sèche, décor assez  surprenant. Ce sont des arbres qui même en ayant perdu leurs feuilles continuent de fabriquer de la photosynthèse  au travers de leur écorce : les algarrobo.

Et la plage… Magnifique, on y était seuls, parmi les oiseaux, les crabes et autres animaux, vertébrés ou pas !

On en a bien profité !

…Suite dans un nouvel article…

Sortie à Baños

Baños est la ville thermale mitoyenne de Cuenca. On s’y rend avec le bus de ville (le 12).

D’abord, on a déjeuné !

Puis, après avoir parcouru quelques rues …

…. à la recherche de la bonne piscine thermale, nous avons trouvé la piscine municipale, parfait donc !

Température de l’eau idéale (une trentaine de degrés), on se l’est coulée douce tout l’après-midi !