Le Parque Nacional Sangay s’étend sur 500.000 hectares, en gros d’Azogues à Macas et Baños de Ambato.
On y a passé un week-end avec Catherine, la directrice de la fondation «Cordillera Tropical» pour laquelle nous avons fait du bénévolat. On était logé à «La Libertad», une ferme à 2900m d’altitude, dernier endroit accessible en voiture dans une petite vallée paumée, à 1h30 d’Azogues. Un puma est signalé dans le coin, et croque de temps en temps un alpaga. Ils vont finir par le zigouiller …
Le troupeau d’alpagas est une exception. En Equateur, leur élevage ne se fait plus, au point que ce troupeau a été élevé au rang de «projet de ré-indroduction». Le berger a été spécialement débauché de son Pérou natal pour son savoir-faire. Il est maintenant bien installé, a trouvé femme, et chasse le puma !
La vallée qui mène à «La Libertad»
Dans la maison de droite se trouvait notre cuisine
Les moutons noirs sont partout !
L’alpaga
En bas, le río Mazar et le projet en cours de réalisation d’une centrale hydroélectrique de 7 MW. Je participe au projet ! J’ai formé l’équipe à mesurer le débit de la rivière, et je tripote les données pour essayer de faire un prévisionnel à peu près réaliste. C’est passionnant !
Pour les vacances de Février, nous avons choisi comme destination le sud et ses trois villes phares : Loja, Zamora et Vilcabamba.
Première destination : Loja, capital musical y cultural del Ecuador
Située à 2100 mètres d’altitude, elle est réputée comme « cité de la musique », car elle a vu naître de grands virtuoses et abrite la plus vieille université de musique du pays (1859). On a voulu visiter le musée de la musique de la ville, mais malheureusement, en ces jours fériés de carnaval, il était fermé… Une autre particularité de Loja qui nous a frappée, est son attachement à l’histoire colonialiste de l’Équateur : statues de conquistadores (la ville a été fondée en 1548), gloire à la conquête de l’Amazonie…
On n’a pas eu de chance, la ville était plutôt morte dans cette période de carnaval… Enfin, il y a tout de même des moments sympas : lors d’une balade sur les hauteurs de la ville, les enfants ont été invités à jouer au ballon et se sont faits des copains le temps d’une partie !
Loja : « cité » de la musique
La puerta de la ciudad
La puerta de la ciudad
Fresque à l’effigie de Bolivar
Statue des conquistadores
Fresque à l’effigie du Mariscal Sucre
Plaza de la Independencia
Calle Lourdes, la plus ancienne de Loja
Sur les hauteurs de Loja
Sur les hauteurs de Loja
Le resto Casa Sol
La route interocéanique
Pendant l’époque du Carnaval, ici, à part quelques villes qui organisent défilés, concerts etc., dans le reste du pays, il ne se passe rien. Tout est fermé. Le seul grand jeu national est de s’arroser d’eau ou de mousse des « cariocas ». C’est très bien organisé et tout le monde est touché !
S’asperger avec la carioca…
S’asperger avec la carioca…
Ou avec de l’eau !
Ou avec de l’eau !
Depuis Loja, nous avons emprunté un tronçon du projet de « route interocéanique » (poussé par le gouvernement Corréa), qui doit relier l’Océan Pacifique à l’Atlantique à peu près en ligne droite.
Deuxième destination : Zamora, Tierra de Aves y Cascadas
Entre l’Oriente (l’Amazonie) et la Sierra (les Andes), Zamora est nichée à (seulement !) 970 mètres d’altitude. Il y fait chaud et humide. Et c’est à Zamora que se trouve la plus grande horloge du monde entier ! L’ aiguille des minutes mesure 11,34 mètres de long !
C’est de là qu’on est parti se balader dans le Parque Nacional Podocarpus. Il y a plein de balades à faire dans ce parc et la nature est magnifique. On a opté pour une balade à proximité du Rio Bombuscaro et à la cascade La Poderosa. Superbe !
En passant, on a vu plein de fougères arborescentes, une des premières plantes à avoir un tronc il y a environ 400 millions d’années, rien que ça !
L’horloge de Zamora
L’horloge vue du dessus
Vue sur Zamora
Balade dans le Parque Podocarpus
La cascada Poderosa
Un ananas qui pousse depuis le sol !
Cascada la Chismosa
El río Bombuscaro
Fougère arborescente !
Dernière étape : Vilacambaba, Valle de la Longevidad
Petit village surnommé « Ville de la longévité ». Il y avait, paraît-il, beaucoup de centenaires dans les années 50 et depuis c’est resté. Aujourd’hui, c’est plutôt le repère de beatniks gringos ! Ça parle anglais de partout et les prix du foncier se sont envolés. Ce qui est magique, c’est que maintenant qu’on a bu de son eau et fumé ses cigarettes, on est parti pour vivre 100 ans !!
Sur le chemin de l’Agua de Hierro
La place centrale
… et son église
Une rue
Notre hôtel ! El Jardín escondido
Notre hôtel ! El Jardín escondido
Notre hôtel ! El Jardín escondido
La Vilcagua (agua del valle sagrado) y los cigarillos de Vilcabamba