Petite escapade au Pérou et en Bolivie 4/4

Et voici la dernière étape de notre périple : La Paz, capitale de la Bolivie, capitale la plus haute du monde.

Le passage sur l’autre rive du lac s’est fait avec un bac pour le bus, et en bateau pour nous.

Après le bac, il reste 3 heures de route, sur l’Altiplano. On arrive donc à La Paz par en haut, à 4000m. La ville a colonisé une gigantesque faille dans ce plateau aride, avec un dénivelé de 800m. Trois lignes de téléphérique permettent de la traverser sans subir sa circulation infernale (il n’y a quasiment que des utilitaires dans les rues, camions de tous formats, bus et taxis), tout en admirant son étendue, ville à perte de vue. Il y a d’ailleurs 8 ou 10 tronçons supplémentaires de prévus. Les plus grands domaines skiables pourront aller se rhabiller ! Au loin, on aperçoit la cime enneigée du mont Illimani (6438 m).

Notre ami Jean-Marc nous a reçu comme des rois dans son hôtel «Camino Real» dans le quartier moderne Sopocachi, ça nous a fait du bien après ces deux semaines de périple. Pourtant moins haut que le Titicaca, l’air raréfié nous a fait tirer la langue ici plus qu’ailleurs. On dit d’ailleurs qu’il y a tellement peu d’air à La Paz qu’il n’y a pas d’incendie !

Sur les hauteurs, les quartiers pauvres et le marché d’El Alto, une sacrée ambiance même si on n’y a pas vu les fameux fœtus de lamas séchés, qui paraît-il, sont enterrés sous chaque nouvelle construction afin de se garantir la bonne fortune et la protection de la Pachamama ! Ils se trouvent sur le marché des sorcières que l’on a malheureusement raté…

On retrouve à La Paz la culture de la peinture murale, contre le trafic humain, pour la justice, pour l’utilisation du préservatif …

Sur le chemin du retour, un magnifique coucher de soleil sur l’Altiplano et le passage de la frontière à Desaguadero, quelle ambiance : des stands ambulants qui fourmillent de partout et les deux roues qui circulent dans tous les sens !…