La Nariz del Diablo est un tronçon rocambolesque sur la ligne de train construite au début du XXème entre Quito et Guayaquil, avec un embranchement vers Cuenca. Pour on ne sait quelle raison, très peu d’andins ont participé à la construction. Les ouvriers ont été «importés» de Jamaïque, Porto Rico et des Barbades, esclaves des colonies anglaises, à qui il fut promis la liberté s’ils survivaient au chantier. On imagine les conditions de travail ….
Le tronçon en question relie Alausi (2607m) à Sibambe (1806m) pour une distance à vol d’oiseau de 2,5km et une longueur de voie de 9 km. Dans les dernières centaines de mètres, la pente est tellement raide qu’il n’a pas été possible de continuer la voie en lacets. Le seul moyen praticable a donc été de construire deux aiguillages, le train devant rouler en marche arrière entre les deux, vous voyez le truc ? Voum (marche avant jusqu’au premier aiguillage), voum (marche arrière entre les deux aiguillages), et voum (marche avant après le deuxième). Bref, voumvoumvoum, un truc de dingue !
Un des deux aiguillages
L’embranchement Quito-Guayaquil-Cuenca
Arrivée sur l’aiguillage
La Nariz del Diablo
De Guayaquil à Quito …
Le village d’Alausi est une petite bourgade sympathique et colorée de 8000 habitants environ, dominée par une statue monumentale de Saint-Pierre (21 m de haut !).
Pour les vacances de Pâques, nous avons visité le nord du pays.
Nous avons commencé par Otavalo, à 3h de bus au nord de Quito, en enjambant l’équateur ! La ville est réputée pour être «le plus grand marché d’artisanat du pays». L’industrie textile est très ancienne, et les incas puis les espagnols l’ont exploitée à outrance.
Effectivement, au moins le week end, le marché déborde très largement de la Plaza de Ponchos pour coloniser toutes les rues adjacentes. Cela dit, si on y trouve ce qu’on trouve partout en Equateur, il n’y a pas grand chose de bien original. On a regretté le marché de Pisac au Pérou !
L’originalité de cette ville tient peut-être plus des habitudes vestimentaires des femmes qui portent pour la plupart un ensemble blouse brodée de fleurs, ceinture large également brodée et jupe unie (simple rectangle de toile maintenu par la ceinture). L’ensemble est très populaire et beaucoup de jeunes le portent !
Nous sommes allés au « Lechero », arbre magique reconnu aux vertus curatives ! Selon la mythologie, c’est le jeune Watanku qui s’est réincarné pour désobéir à la Tayta Imbabura (le volcan à proximité). Sa fiancée Ñustapacha, elle, s’est réincarnée en laguna (lago San Pablo), à ses pieds.
Aux cotés de Rumiñawi
Le vêtement typique
Trois vraies otavaliennes !
El arbol «El Lechero»
La ville d’Otavalo
Le village de Mindo est une sorte de petit paradis à 2h30 à l’ouest de Quito. A 1250m d’altitude, son climat est chaud et la nature luxuriante. Les colibris grouillent autour des abreuvoirs. L’eau est partout et la ballade des 5 cascades du río Nambillo vaut le coup !
Rio Nambillo
La tarabita
Rio Nambillo
Rio Nambillo
Rio Nambillo
Rio Nambillo
La tarabita
Dans la tarabita
Dans la tarabita
Le village de Mindo
Notre auberge : la casa de Cecilia
Un colibri
Un autre colibri
Puis ce fut Quito, avec ses deux «Mitad del Mundo» ! La première, l’officielle, est située au point mesuré par la «misión geodésica francesa» (entre 1735 et 1743, avec Charles de la Condamine, Joseph de Jussieu, et d’autres). Sa mission était mettre fin à une vielle polémique scientifique. Les uns (dont Newton, quand même) prétendaient que la terre était enflée à l’équateur, les autres prétendant au contraire qu’elle était allongée vers les pôles…. Bref, nos petits français ont commencé par trouver un point sur l’équateur, et ce point est devenu la «Mitad del Mundo» officielle. Sauf qu’ils se sont trompés de …. 200m ! Et bien sûr, à 200m passait le «Intiñan» (Chemin du Soleil) qui date des Incas… où se trouve maintenant une seconde «Mitad del Mundo», non officielle, mais qui se situe vraiment sur l’équateur.
La chose amusante, c’est que les deux sites s’ignorent complètement. Impossible quand on est dans l’un de trouver la moindre information sur l’autre 😀
A Intiñan, on a vu l’expérience de Coriolis, l’eau qui coule se met à tourner dans un sens ou dans l’autre suivant que l’on se trouve au sud ou au nord de l’équateur. Ça marche à trois mètres près, impressionnant !
devant Joseph de Jussieu
La Mitad del Mundo
À cheval sur l’équateur
Guayasamín
Les illustres
L’équateur
Un totem Aztèque ?
En équilibre sur l’équateur
Un totem Maya ?
Un téléphérique mène sur les premiers contreforts du volcan Pichincha, avec une vue magnifique sur Quito.
Le téléphérique de Quito
Quito
Le volcan Pichincha
Quito
Un autochtone
Mais c’est sans doute la découverte du peintre Oswaldo Guayasamín qui nous a le plus marqué. Une salle lui est consacrée à la Mitad del Mundo, mais on a surtout été marqué par la Capilla del hombre (chapelle de l’homme) qu’il a conçue lui-même, et par sa maison devenue musée.
La Edad del Llanto
La Edad de la Ira
La Edad de la Ternura
En la capilla del hombre
Voir ci-dessous
« Si nous n’avons pas la force de serrer les mains de tous, si nous n’avons pas la tendresse de prendre tous les enfants du monde dans nos bras, si nous n’avons pas la volonté de nettoyer la terre de toutes les armées ; cette petite planète devriendra un corps sec et obscur. »
Et voici la dernière étape de notre périple : La Paz, capitale de la Bolivie, capitale la plus haute du monde.
Le passage sur l’autre rive du lac s’est fait avec un bac pour le bus, et en bateau pour nous.
Copacabana
Sur la place de Tiquina
Passage du bac à Tiquina
Passage du bac à Tiquina
Après le bac, il reste 3 heures de route, sur l’Altiplano. On arrive donc à La Paz par en haut, à 4000m. La ville a colonisé une gigantesque faille dans ce plateau aride, avec un dénivelé de 800m. Trois lignes de téléphérique permettent de la traverser sans subir sa circulation infernale (il n’y a quasiment que des utilitaires dans les rues, camions de tous formats, bus et taxis), tout en admirant son étendue, ville à perte de vue. Il y a d’ailleurs 8 ou 10 tronçons supplémentaires de prévus. Les plus grands domaines skiables pourront aller se rhabiller ! Au loin, on aperçoit la cime enneigée du mont Illimani (6438 m).
Notre ami Jean-Marc nous a reçu comme des rois dans son hôtel «Camino Real» dans le quartier moderne Sopocachi, ça nous a fait du bien après ces deux semaines de périple. Pourtant moins haut que le Titicaca, l’air raréfié nous a fait tirer la langue ici plus qu’ailleurs. On dit d’ailleurs qu’il y a tellement peu d’air à La Paz qu’il n’y a pas d’incendie !
Sur les hauteurs, les quartiers pauvres et le marché d’El Alto, une sacrée ambiance même si on n’y a pas vu les fameux fœtus de lamas séchés, qui paraît-il, sont enterrés sous chaque nouvelle construction afin de se garantir la bonne fortune et la protection de la Pachamama ! Ils se trouvent sur le marché des sorcières que l’on a malheureusement raté…
Vue du téléphérique
Vue du téléphérique
Vue du téléphérique
Le marché à El Alto
Le marché à El Alto
Vue du téléphérique
Vue du téléphérique
Vue du téléphérique
Sur la plaza Murillo
Un microbus !
On retrouve à La Paz la culture de la peinture murale, contre le trafic humain, pour la justice, pour l’utilisation du préservatif …
Contre le trafic humain
Pour la justice
Pages d’histoire
Pour l’utilisation de la contraception
Sur le chemin du retour, un magnifique coucher de soleil sur l’Altiplano et le passage de la frontière à Desaguadero, quelle ambiance : des stands ambulants qui fourmillent de partout et les deux roues qui circulent dans tous les sens !…
Le Machu Picchu, du quechua machu (vieux) et pikchu (sommet) se trouve à 2400m d’altitude au sommet d’un piton de 400m de hauteur au-dessus du village d’Aguas Calientes (qui n’a aucun intérêt). Le site a toujours été particulièrement difficile d’accès. Les espagnols le délaissèrent, et c’est sans doute pour ça qu’il est si bien conservé.
Aujourd’hui encore, aucune route ne mène au village, il faut choisir entre le train confortable mais hors de prix, et le bon vieux système bus + rando lent et rude, mais bon marché.
Nous sommes partis très tôt le matin du village, en bus. Il pleuvait, et on a été arrêtés par une coulée de terre. Ça arrive tout le temps et partout dans les Andes mais on y avait pas encore été confrontés aussi directement. Très vite des ouvriers sont arrivés avec des masses, des pelles et des pioches et nous ont fait un passage. Les bus précédents, bloqués en haut, nous attendaient pour finir le trajet.
Le site est fabuleux, enserré dans un lacet du Cañón del Urubamba 400m en contrebas, avec une vue à quasi 360° sur les nombreux sommets alentours. Waouh !
On est redescendu à pieds par les 1727 marches, les enfants ont compté !
Le train Ollantaytambo-Agua Calientes
Le Machu Picchu dans la brume
Le tombeau royal
Le quartier des Prisons
Sur la place sacrée…
… le temple des Trois-Fenêtres
Les 1727 marches
Le Rio Urubamba
L’Inca, le condor, le puma et le serpent
Sur le trajet entre Cusco (3400m) et Puno (3800m), au bord du lago Titicaca, on a assisté à la transformation du paysage depuis les Andes «brutes» pour arriver sur l’Altiplano, énormes plaines arides (et glaciales la nuit !) d’où émergent des montagnes parfois enneigées, un peu comme si on avait rempli toutes les vallées du coin avec de la terre jusqu’à 3800 m d’altitude….
L’altiplano
De la ville de Puno, on ne dira rien. Ce n’est que notre point de départ d’une excursion sur les îles du coin.
La première visitée est une île flottante (sans caramel !). La technique (ancestrale) consiste à découper des blocs de système racinaire des «totoras» (roseaux du coin), de les attacher entre eux jusqu’à obtenir la taille souhaitée (environ 300m²) et d’arrimer l’ensemble là où ils veulent l’île. Ils ajoutent par dessus plusieurs couches des tiges de ces mêmes plantes et hop, ils ont un endroit à eux sur lequel ils construisent quelques abris. C’est quand même scotchant !
Ceux qui y vivent sont manifestement très pauvres. Le seul service public semble être l’école primaire et les principaux revenus ceux générés par le tourisme.
Les îles flottantes d’Uros
Les îles flottantes d’Uros
Arrivée sur une des îles
Démonstration de l’artisanat local
Ramassage des « roseaux »
Après les îles flottantes, nous sommes arrivés sur l’île d’Amantani. Un vrai bijou. C’est une île à peu près ronde (3km de diamètre) avec à son sommet (plus de 4100m, soit plus de 300m émergés) deux temples consacrés à la Pachamama (Terre-Mère) et la Pachatata (Terre-Père). La vue sur le lac y est fabuleuse.
Nous y avons passé une nuit, hébergés par une «mama» et sa famille désignées par le chef de la communauté. C’est le système qu’ils ont trouvé pour que les revenus du tourisme soient équitablement répartis entre les familles.
Vue depuis le lago Titicaca
Arrivée sur l’île d’Amantani
Sur l’île d’Amantani
En montant vers le temple de Pacha Mama
En montant vers le temple de Pacha Mama
Depuis le temple de Pacha Mama
Depuis le temple de Pacha Mama
Las mamas d’Amantani
Le lendemain, l’excursion s’est terminée par la visite de l’île de Taquile. Une île qui nous a fait penser aux paysages méditerranéens. Puis, nous sommes retournés dans la ville fourmillante de Puno !
Pour les vacances de Février, nous avons choisi comme destination le sud et ses trois villes phares : Loja, Zamora et Vilcabamba.
Première destination : Loja, capital musical y cultural del Ecuador
Située à 2100 mètres d’altitude, elle est réputée comme « cité de la musique », car elle a vu naître de grands virtuoses et abrite la plus vieille université de musique du pays (1859). On a voulu visiter le musée de la musique de la ville, mais malheureusement, en ces jours fériés de carnaval, il était fermé… Une autre particularité de Loja qui nous a frappée, est son attachement à l’histoire colonialiste de l’Équateur : statues de conquistadores (la ville a été fondée en 1548), gloire à la conquête de l’Amazonie…
On n’a pas eu de chance, la ville était plutôt morte dans cette période de carnaval… Enfin, il y a tout de même des moments sympas : lors d’une balade sur les hauteurs de la ville, les enfants ont été invités à jouer au ballon et se sont faits des copains le temps d’une partie !
Loja : « cité » de la musique
La puerta de la ciudad
La puerta de la ciudad
Fresque à l’effigie de Bolivar
Statue des conquistadores
Fresque à l’effigie du Mariscal Sucre
Plaza de la Independencia
Calle Lourdes, la plus ancienne de Loja
Sur les hauteurs de Loja
Sur les hauteurs de Loja
Le resto Casa Sol
La route interocéanique
Pendant l’époque du Carnaval, ici, à part quelques villes qui organisent défilés, concerts etc., dans le reste du pays, il ne se passe rien. Tout est fermé. Le seul grand jeu national est de s’arroser d’eau ou de mousse des « cariocas ». C’est très bien organisé et tout le monde est touché !
S’asperger avec la carioca…
S’asperger avec la carioca…
Ou avec de l’eau !
Ou avec de l’eau !
Depuis Loja, nous avons emprunté un tronçon du projet de « route interocéanique » (poussé par le gouvernement Corréa), qui doit relier l’Océan Pacifique à l’Atlantique à peu près en ligne droite.
Deuxième destination : Zamora, Tierra de Aves y Cascadas
Entre l’Oriente (l’Amazonie) et la Sierra (les Andes), Zamora est nichée à (seulement !) 970 mètres d’altitude. Il y fait chaud et humide. Et c’est à Zamora que se trouve la plus grande horloge du monde entier ! L’ aiguille des minutes mesure 11,34 mètres de long !
C’est de là qu’on est parti se balader dans le Parque Nacional Podocarpus. Il y a plein de balades à faire dans ce parc et la nature est magnifique. On a opté pour une balade à proximité du Rio Bombuscaro et à la cascade La Poderosa. Superbe !
En passant, on a vu plein de fougères arborescentes, une des premières plantes à avoir un tronc il y a environ 400 millions d’années, rien que ça !
L’horloge de Zamora
L’horloge vue du dessus
Vue sur Zamora
Balade dans le Parque Podocarpus
La cascada Poderosa
Un ananas qui pousse depuis le sol !
Cascada la Chismosa
El río Bombuscaro
Fougère arborescente !
Dernière étape : Vilacambaba, Valle de la Longevidad
Petit village surnommé « Ville de la longévité ». Il y avait, paraît-il, beaucoup de centenaires dans les années 50 et depuis c’est resté. Aujourd’hui, c’est plutôt le repère de beatniks gringos ! Ça parle anglais de partout et les prix du foncier se sont envolés. Ce qui est magique, c’est que maintenant qu’on a bu de son eau et fumé ses cigarettes, on est parti pour vivre 100 ans !!
Sur le chemin de l’Agua de Hierro
La place centrale
… et son église
Une rue
Notre hôtel ! El Jardín escondido
Notre hôtel ! El Jardín escondido
Notre hôtel ! El Jardín escondido
La Vilcagua (agua del valle sagrado) y los cigarillos de Vilcabamba
Du 8 au 23 janvier, nous avons eu la chance de recevoir la visite d’un bout de la famille ! Il n’y a pas à dire, ça ressource !
Nous avons bien évidemment parcouru Cuenca dans tous les sens pour leur montrer notre nouveau lieu de vie et nous en avons aussi profité pour se balader dans les environs.
Le premier week-end : destination Cañar et Ingapirca.
Le dimanche, visite du marché de Cañar, un vrai dépaysement ! Ville très accueillante, que de sourires partagés avec les cañaris !
Le marché
Il s’y vend du cuy (cochon d’inde)
Le marché
L’étal de poissons
L’étal de viandes
Les 50 variétés de bananes
A Cañar
Avec la cocinera
Le club des poules
À Ingapirca (« les murs de l’Inca »), 3 200 mètres d’altitude, se dressent les ruines incas les plus importantes du pays. Le site a été contruit par Huayna Capac à la fin du XVème siècle sur les ruines du site le plus important du royaume Cañari (c’est dire si les cañaris aiment les incas !).
Huayna Capac est le père d’Atahualpa, dernier des «fils du soleil», qui fut fait prisonnier (lâchement, dit-on) par les conquistadores contre rançon, puis une fois la rançon payée, condamné à mort, ce qui signa la fin du royaume Inca. La dynastie Inca n’a duré que 3 siècles en tout. Partie de Cuzco au Pérou, les incas ne conquirent ce qui est maintenant l’Équateur qu’au XVème siècle, et n’y restèrent donc qu’un siècle. Les cañaris ont été esclaves des incas, et ne les ont pas soutenus contre les espagnols ….
Après les fêtes de Noël à Tena, nous sommes partis pour Ahuano, petit village au bord du Rio Napo, affluent de l’Amazone. Pour s’y rendre, nous avons pris le bus depuis Tena, qui nous a laissé au bord du fleuve. De là, nous avons pris une pirogue qui nous a conduit à la Casa de Doña Maruja. Maison en bois au confort plus que sommaire. Nous sommes arrivés le 25 décembre, jour férié, l’eau était coupée puisque le gars qui s’en occupe ne travaillait pas ce jour là ! On a dû faire notre toilette avec l’eau de pluie récupérée dans des bassines !
La vue depuis la terrasse était magnifique : le Rio Napo et l’île d’Anaconda. Nous avons partagé pendant deux jours la vie de la famille. Doña Maruja vit dans sa maison avec son mari, sa belle-mère, sa fille et sa petite fille, son fils et sa femme. Nous avons mis du temps à comprendre qui était qui et qui vivait là, tellement il y avait de passage dans cette maison et de têtes différentes ! La communication a été difficile, en même temps nous étions chez eux, y mangeant matin, midi et soir et d’un autre côté nous étions accueillis comme simples touristes. Sacrée expérience !
Le Rio Napo à traverser
Traversée par bac ou pirogue
La pirogue
La casa de Doña Maruja au premier plan, la casa del Suizo au second plan
Le Rio Napo vu depuis la terrasse de Doña Maruja
La chambre chez Doña Maruja
Depuis Ahuano, nous avons fait une excursion dans la forêt primaire. Traversée du Rio en pirogue, petite rando sur l’île d’Anaconda, rencontre avec des indigènes qui nous ont montré la fabrication de la chicha (boisson ancestrale à base de manioc), le tir à la sarbacane, les peintures faciales avec le fruit du roucou, les pièges maison… Tout comme au cinéma !
Arrivée sur l’île d’Anaconda
Expédition dans la forêt de l’île d’Anaconda
Notre guide Lourdes
Bérénice et le caféier
Déodat, cacao en main et pétale de bananier sur le nez !
Tir à la sarbacane
Fabrication de pirogue en balsa
Peinture de Roucou ou Achiste
Peinture de Roucou ou Achiste
Fabrication de la Chicha
Piège en bois
Fabrication de céramiques
Nous avons fait une visite du parc Amazoonico, « centre de réadaptation à la vie sauvage » qui récupère les animaux sauvages domestiqués illégalement : toucans, boas, singes etc. Nous avons visité aussi la ferme aux papillons. C’était magique de les voir sortir de leur cocon !
Au bord du Rio Napo
La rue principale
Maison d’Ahuano
Maison d’Ahuano
Extraits de la flore d’Ahuano
Quelques specimens d’Amazoonico
Le musée des « Mariposas »
Le musée des « Mariposas »
Ahuano est une sorte de bout du monde entre les Andes à l’ouest, et le désert vert amazonien à l’est. Ici, le goudron s’arrête. Nous ne nous enfoncerons pas plus loin. Mais les vacances ne sont pas finies !
Tena se situe à 600m d’altitude, 1° de latitude sud, sur la «route 45» qui longe les derniers contreforts de la cordillère sur son versant amazonien. On y a passé deux nuits, dont la nuit de Noël, où le père Noël n’a pas manqué de passer (en T-shirt!), pour le bonheur des enfants.
Une bonne manière de recycler les pneus
Statue d’une femme dépeçant un «cuy» (cochon d’inde !)
Le Père Noël est venu !
Le Welcome Break Hostal
Le Terminal Terrestre
On a passé un après-midi de baignade dans le Rio Tena, à la plage de Las Sogas. Un endroit populaire, dans une courbe de la rivière, avec quelques paillotes où on peut boire un coup, manger une glace (morceau de glaçon pilé arrosé de colorants variés), et probablement aussi danser la nuit. Déodat était très fier de ses prouesses 🙂
Le Rio Tena
Baignade dans le Rio Tena
Déodat se fait des copains
Se balancer au bout d’une corde, quelle aventure !
Déodat saute de 3 mètres de haut !
Le 24 décembre : Joyeux Noël !
Sous la paillote
Quelques «petites» fleurs croisées dans le jardin de l’hôtel et ailleurs dans la ville …
Située au beau milieu du pays, dans la Sierra Centrale, Baños est sur une des rares routes qui rejoignent l’Oriente ou l’Amazonie Equatorienne. Nichée à 1800 mètres d’altitude, la ville porte bien son nom, il y a de l’eau partout !
Le cadre est superbe, forêts, cascades, eaux thermales, rivières. Par contre, la ville est un gigantesque complexe touristique, avec des hôtels et organisateurs d’excursions tous les 200 mètres… On n’a pas vraiment adoré.
Enfin l’hôtel était sympa avec son toit terrasse qui domine la ville.
L’arbre de Noël sur le Parque de la Basilica
La terrasse de l’hotel
La terrasse de l’hotel
Depuis la terrasse de l’hotel
Le rio Pastaza et le Puente San Francisco
Depuis la terrasse de l’hotel
Baños à 22h du haut de Bellavista
On a fait une sortie sur la « Ruta de las cascadas », route qui relie Baños à la ville de Puyo et longe les gorges du Río Pastaza (qui se jette dans le Marañón au Pérou, affluent de l’Ucayali, lui-même affluent de l’Amazone). Elle passe devant de nombreuses chutes d’eau. Nous avons pris la « tarabita », espèce de téléphérique qui nous a transporté aux devants des chutes. Par contre, nous n’avons pas osé le « canopy », grande tyrolienne que l’on peut prendre couché, assis, ou pendu par un pied et qui traverse la vallée sur environ 400 m (Déodat aurait bien voulu !). Puis, on a fini par la cascade du Pailón del Diablo, environ 80 mètres de chute d’eau, impressionnant !