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Arbres minéralisés et Mines d’or !

C’est notre dernier «grand voyage» : 4 jours dans le sud ouest.

On a fait une halte à Machala et Puerto Bolivar, le port spécialisé dans l’exportation de bananes. On y a retrouvé une coutume plusieurs fois rencontrée : suspendre des vieilles chaussures aux lignes électriques. Difficile de dire s’il y a une signification !
A part ça, l’endroit n’avait pas grand intérêt. On avait espéré pouvoir se baigner une dernière fois dans l’océan mais il n’y avait aucune plage digne de ce nom…

On a ensuite fait un aller-retour pour visiter le «Bosque Petrificado Puyango», avec ses arbres minéralisés vieux d’une centaine de millions d’années qui ont connu les dinosaures ! Nigauds que nous sommes, on pensait les voir debout ! Enfin, même couchés, c’était assez impressionnant de voir ces arbres devenus pierre…

Mais le clou du voyage fut Zaruma, petite ville minière située à 1200m d’altitude sur les premiers contreforts des Andes entre Machala et Loja, à env. 6h de bus de Cuenca. La région a regorgé  et regorge encore  de mines d’or, argent, zinc, cobalt, etc …
Dès 1539, c’est à dire à peine 7 ans après le débarquement de Pizarro à Tumbes (à peu près à la frontière entre le Pérou et l’Équateur actuels), les espagnols y fondent la mine d’El Sexmo, dont l’exploitation durera jusqu’en 1998, ça fait quand même un demi millénaire !

Le village est tortueux à souhait, accroché à la montagne et sa topographie vertigineuse. Les trottoirs sont couverts, surplombés de balustrades en bois travaillées. Tout ça donne une atmosphère unique !
On y a fait une découverte : la statue d’un Manneken Pis sur la place centrale de Zaruma. Malheureusement, on n’a pas pu en savoir plus sur son histoire…
On a aussi eu la chance d’assister à un défilé pour les 90 ans du club Barcelona de Guayaquil. Toute la famille était mobilisée et ça chantait et dansait, quelle ambiance !

Petite escapade au Pérou et en Bolivie 3/4

Nous voilà de nouveau sur la route, le long du Lago Titicaca, entre Puno (Pérou) et Copacabana (Bolivie). Les lumières sur les rives du lac étaient magnifiques !

Copacabana est une petite ville. Son nom dérive des mots Aimara (ethnie ancestrale représentant encore 15% de la population du pays, ayant sa propre langue) «kota kahuana», signifiant «vue sur le lac»,  ou «observer le lac». Et c’est d’ici que vient le nom de la fameuse plage brésilienne (une histoire de moine voyageur ! …).

À Copacabana, nous avons été accueillis par un défilé sur le bord de plage. Renseignements pris, nous étions le 23 mars, «Día del mar»,  commémoration de la perte de l’accès à la mer par la Bolivie au profit du Chili, lors de la Guerre du Pacifique fin XIXème. Que de couleurs, on en  a pris plein la vue !

La cathédrale de Copacabana était aussi bien étonnante, œuvre du syncrétisme religieux. A Tito Yupanki, un andin évangélisé au XVIème, est apparue une vierge aux traits andins dont il a réalisé une statue, immédiatement très populaire. A l’extérieur de la cathédrale, a lieu tous les jours le baptême des voitures !

De Copacabana, nous sommes partis passer deux jours dans un petit village au nord de l’Isla del Sol, la plus grande île du lac (40 km²). C’est ici que seraient nés Manco Cápac et Mama Ocllo, fils et fille du soleil, fondateurs de Cusco (le nombril du monde) au XIIIème siècle et de l’Empire Inca.

Cette île est de toute beauté. Le village de Challapampa, au nord de l’île, est situé sur un isthme, entre deux baies distantes d’une centaine de mètres. On voit très bien à l’horizon les neiges de la Cordillera Real (6 sommets à plus de 6000m). Il n’y a aucun véhicule, seulement des bateaux, et des cochons qui se baladent en liberté sur la plage !… La balade sur le sentier des crêtes mène aux ruines de Chinkana ou El Laberinto. On y croise les pas laissés par le soleil…

Petite escapade au Pérou et en Bolivie 1/4

C’est notre grand voyage «à l’étranger», d’abord au Pérou (Lima, Cusco, Le lac Titicaca), puis la Bolivie (Copacabana, puis La Paz).

A Lima, on n’a passé qu’une nuit, en transit pour Cusco. La ville ne nous a pas laissé une très bonne impression. On n’en a pas vu beaucoup mais la découverte était intéressante et en fait, on était assez contents d’en partir !

Magnifique, notre passage à Cusco, l’ancienne capitale du royaume des Incas dont elle a conservé le plan général, dit-on. La ville est très belle (même si elle est très touristique), on a beaucoup aimé parcourir ses ruelles. Tout près de Cusco, on y a vu « notre » premier site archéologique de Saqsaywaman. Il est dit que la ville Inca de Cusco avait la forme d’un puma et Saqsaywaman était sa tête ! Une des grandes oeuvres de l’architecture Inca construite fin 14ème – début 15ème. Impressionnants ces murs de pierres de taille,  parfois vraiment énormes (à se demander comment ils faisaient pour les tailler, transporter et monter).
Il y en a une connue, le long du musée d’art religieux à Cusco : monolithe équarri à 12 angles sur une seule face, qui s’ajuste parfaitement à ses voisines. Du grand art !

De Cusco, nous sommes partis à la découverte de la Vallée sacrée des Incas. On n’a pas pu tout voir, c’est énorme, mais on a visité quelques sites fabuleux ! Des endroits magiques, en pleine nature, d’une construction parfaite, de plus de 500 ans !

D’abord, Moray, des terrasses incas en amphithéâtre creusées dans trois cirques naturels. Il s’agissait de centres de recherches agronomiques ! Leur forme permettait de simuler des micro-climats et tester les conditions de croissance des plantes.

Le site d’Ollantaytambo, situé au confluent de trois vallées, au dessus du rio Urubamba, est celui d’une forteresse. Elle surveillait le chemin du Machu Picchu. Grandiose !

Et le clou du spectacle (enfin, d’après nous), le site de Pisac (perdrix en quechua). D’abord, le village est super mignon avec un des plus beaux marchés d’artisanat qu’on ait vu. Puis, le site archéologique lui même, splendide. Le point de vue est fabuleux et la conservation du site époustouflante !

Parque Sangay

Le Parque Nacional Sangay s’étend sur 500.000 hectares, en gros d’Azogues à Macas et Baños de Ambato.

On y a passé un week-end avec Catherine, la directrice de la fondation «Cordillera Tropical» pour laquelle nous avons fait du bénévolat. On était logé à «La Libertad», une ferme à 2900m d’altitude, dernier endroit accessible en voiture dans une petite vallée paumée, à 1h30 d’Azogues. Un puma est signalé dans le coin, et croque de temps en temps un alpaga. Ils vont finir par le zigouiller …

Le troupeau d’alpagas est une exception. En Equateur, leur élevage ne se fait plus, au point que ce troupeau a été élevé au rang de «projet de ré-indroduction». Le berger a été spécialement débauché de son Pérou natal pour son savoir-faire. Il est maintenant bien installé, a trouvé femme, et chasse le puma !

En bas, le río Mazar et le projet en cours de réalisation d’une centrale hydroélectrique de 7 MW. Je participe au projet ! J’ai formé l’équipe  à mesurer le débit de la rivière, et je tripote les données pour essayer de faire un prévisionnel à peu près réaliste. C’est passionnant !

Balade dans le Parque Nacional Cajas

La Parque Cajas se trouve à 30km de Cuenca. Son nom viendrait du Quechua «Caxas» qui signifie «froid». Il se situe entre 3000 et 4500m d’altitude, et comprend plus de 230 lacs. Il est la source de deux rivières, les ríos Yanuncay et Tomebamba qui se rejoignent à Cuenca.

Sa végétation est essentiellement du «páramo», sorte de steppe spécifique à la cordillère des Andes, et des forêts de Quinoa (qui n’ont rien à voir avec les graines).

On y a fait une balade d’une heure et demie, entre 3900 et 4000m, c’était magnifique. On y retournera !

Dans la vallée du Río Santa Bárbara

Le deuxième week-end avec la famille de Morgane, nous avons visité les trois villes de Gualaceo, Chordeleg et Sigsig, bordées par le Río Santa Bárbara.

Gualaceo est à 9 446 km de Toulouse, à 37 km de Cuenca par la route, et à 25 km plein est à vol d’oiseau , soit 1h de bus (ce qui est mieux que Toulouse-Villemur !).

Gualaceo est une des plus vieilles villes coloniales d’Équateur, fondée en 1540, avant Cuenca ! C’est maintenant la capitale de la chaussure (ça vous en bouche un coin, hein !). Sa spécialité culinaire est le fameux «cuy», le Cochon d’Inde, qui n’est pas un cochon et qui ne vient pas d’Inde, mais de la cordillère des Andes. Une erreur des conquistadores qui croyaient être en Inde !

Chordeleg est à 10 km au sud de Gualaceo. C’est probablement la plus jolie ville des trois. Les touristes s’y précipitent pour acheter des bijoux. C’est vrai qu’il y a un nombre incroyable d’ateliers de joaillerie, de bijouteries, pour tous les goûts ! C’était déjà un important centre de fabrication de bijoux pour les Cañaris avant l’arrivée des Incas.

Sigsig est à 16 km au sud de Chordeleg. On n’en a pas vu grand chose. Il y avait une fête foraine sur la place, et Déodat n’a pas franchement apprécié le bateau. Les deux sculptures sur cette même place valent le coup d’œil ( 😉 à Audrey !).

Jour de l’an à Macas, l’Oriente del Sur

Pour le jour de l’an, nous sommes revenus dans une «grande ville», sur la route 45, à 1000m d’altitude : Macas, 2° de latitude sud.

Cela aurait pu mal commencer, nous avons eu un accident de bus sur le tronçon Tena-Puyo… Enfin, y’a eu plus de tôle froissée que de mal !

Les traditions autour du passage d’une année à l’autre sont fantastiques : faire le tour du pâté de maison avec une valise pour voyager l’année prochaine, se balader la journée avec des billets dans les chaussettes pour devenir riche, etc. Les plus voyantes sont les muñecas, (littéralement «poupées»), mannequins qui incarnent l’année passée et tous les trucs qu’on n’a pas aimés, qui finiront rossés puis brûlés. On aurait pu en fabriquer une qui aurait dit «Élections, piège à cons !», on n’aurait pas fait tâche 😀

Pendant la journée, des jeunes déguisés en femme arrêtent les voitures pour financer leur soirée (gare à celui qui n’a pas de monnaie !). Le soir, la fête est partout …..

Beaucoup de quartiers ont fabriqué des scénettes pour se moquer de de personnages politiques (et Correa en prend pour son grade), ou une banque ou le fisc. Le scandale Publi-Fast, une «affaire en or» de publicité sur facebook – en réalité une pyramide de Ponzi – a marqué les esprits.

Enfin, notre voyage s’est terminé avec une nuit à Sucua, qu’on n’a pas vraiment appréciée tant c’était dense : on était sur les rotules.

On a quand même vu la place, et visité le jardin botanique, et revus ces gigantesques ficus. Nous, on a les «benjaminas», eux ils ont les «maximas» !

Retour à Cuenca par la vallée du río Paute, 6h de bus pour remonter dans la Sierra. Au lit à la maison le vendredi 2 à 23h. Heureux !

Misahualli : au pays des singes

Comparée à Ahuano, Misahualli est une « grande ville », sur la rive gauche du rio Napo, ce qui lui confère un statut de base arrière pour ceux qui vont aller plus loin à la découverte de la forêt primaire et de ses (très rares) habitants.

Sa place centrale est célèbre pour la présence de singes en liberté. La cloche de la petite église qui la borde est actionnée depuis le bâtiment d’à côté par une corde qui traverse la rue. Le soir, les nonnes regardent les indigènes danser.

Nous avons remonté à pied le rio Latas (un affluent du Napo) jusqu’aux cascades. Un aller retour sur un chemin très très glissant, la boue était fraîche du matin (les pluies tropicales sont courtes mais impressionnantes). Une heure et demie à l’aller, et une autre heure et demie au retour. Mais ça valait vraiment le coup.

Avant de quitter Misahualli, nous avons passé une nuit dans la comunidad Ayllu Awarina. C’est juste à côté, à trois minutes en pirogue. Manifestement, la communauté vit du tourisme : ils se déguisent avec des vêtements «traditionnels», dansent, font des rituels chamaniques, et montrent un boa et un bébé caïman. Notre logement se trouvait sur les hauteurs avec une vue magnifique sur le rio Napo. C’était bien d’y rester la nuit et de voir l’autre face de la médaille, ils étaient revêtus de tee-shirts et pantalons, jouaient au foot… L’ambiance n’était plus la même !

La cascade d’El Chorro

A 44 km au sud-ouest de Cuenca, à 1h de bus, juste après la ligne de partage des eaux entre l’Atlantique et le Pacifique, côté Pacifique donc. Une petite balade facile, avec encore le paysage magnifique des Andes et à l’arrivée une cascade de 70 m de haut. Il y en a deux autres un peu plus haut mais plus difficile d’accès, nous n’avons pas tenté l’aventure…

En redescendant, un petit restaurant sur la route nous a servi du poulet et cochon d’inde (cuy) grillé au feu de bois. Nous avons donc testé notre premier cuy accompagné de riz, patates et d’une boisson à base d’une plante qui pousse partout (même en France, non ?) qui ressemble peut-être à de la sauge… On va continuer l’enquête pour retrouver le nom !

La vie quotidienne à Cuenca

La location de l’appart
Il ne semble pas y avoir d’agence immobilière, du moins pas pour les locations. On a trouvé par les petites annonces de « El Mercurio », le journal du coin. Nous avons eu affaire directement avec la propriétaire. Elle nous a fait signer un contrat ultra simple, pour 9 mois, la durée que nous voulions. Il n’y a pas eu d’état des lieux et on ne nous a pas demandé d’assurance. A notre connaissance, il n’y a pas de taxe d’habitation. Nous avons payé un mois de caution. Loyer : 500 dollars par mois.

L’eau
Incroyable, une vraie bonne nouvelle : l’eau est potable à Cuenca et il semblerait que ce soit la seule ville du pays où c’est le cas !
Elle est en gestion communale, par une entreprise municipale : ETAPA (Empresa pública municipal de Telecomunicaciones, Agua Potable, Alcantarillado y saneamiento).
Le contrat de fourniture est au nom de la propriétaire. Nous allons payer la facture tous les mois. Dernière facture en date : 4,50 dollars.

L’électricité
L’électricité est fournie par Empresa Electrica Regional Centro Sur CA.
Le contrat de fourniture est au nom de la propriétaire. Nous allons payer la facture tous les mois. Dernière facture en date : 7,70 dollars qui se répartissent comme suit :
– 2,86 d’électricité
– 1,70 pour les pompiers
– 2,33 pour la collecte des poubelles
– 0,81 pour l’éclairage public

Le gaz
Il n’y a pas de réseau de gaz, chacun achète ses bouteilles, comme chez nous, butane ou propane en bouteilles de 23kg. Nous avons donc deux bouteilles : une pour la cuisine et une pour l’eau chaude. Coût de la recharge : 2,50 dollars. Un coup de fil et la livraison se fait quelques heures plus tard.

Les poubelles
Les poubelles sont ramassées les lundis, mercredis et vendredis. Le mercredi, c’est aussi le jour des « recyclables ». Les frais de collecte sont facturés avec l’électricité.

Les bus
Les bus de Cuenca sont en gestion municipale, chaque ligne est attribuée à un opérateur privé. Il y a 5 ou 6 opérateurs privés en tout. Les lignes sont nombreuses et passent très régulièrement (toutes les 10 minutes ?). Par contre, il n’y a pas de plan de bus et les arrêts n’indiquent pas quelles lignes s’y arrêtent ni leurs trajets.  Coût d’un trajet : 0,25 dollar, sans correspondance. Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans. 50% de réduction pour les mineurs, étudiants, handicapés, et les vieux.

Les taxis
Les taxis sont incroyablement pas chers, et se trouvent à tous les coins de rue. Coût d’une course entre 1,5 et 4 dollars.

Les voyages
Voyager en équateur se fait en cars. Chaque ville d’une certaine importance a son « Terminal Terrestre » (gare routière). En général, les premiers départs se font très tôt le matin (avant 5 heures en général), et jusque tard (après minuit), cadencés toutes les demi-heures. Par exemple de Cuenca, Gayaquil est à 4h de car pour 8 dollars, et Quito à 10h pour 10 dollars.

La poste
La poste fonctionne très bizarrement. Nous n’avons pas de boîte aux lettres.
Envoyer une carte postale pour l’Europe coûte 3 dollars, et son trajet dure 3 semaines ou plus. Dans l’autre sens c’est moins cher (0,90 euros), mais ça met quand même 3 semaines.
– 1er exemple : Philomène a reçu un paquet de bouquins du CNED, partis de Belgique (?). Le paquet est entré en Équateur il y a déjà une quinzaine de jours. Morgane est allée 3 fois à la poste centrale de Cuenca. Il y a eu plusieurs coups de fil. Les droits de douane sont nuls (c’est des trucs éducatifs), mais il y a des frais de gestion (1,77 dollar), qu’on ne peut pas payer à la poste. Il faut aller dans certaines banques (liste fournie). A ce jour nous n’avons toujours pas le n° du colis, quant au colis lui-même ….
– 2ème exemple :
Nous avons commandé 5 bouquins sur fnac.com, avec frais de livraison costauds (env. 25 euros). 3 semaines plus tard, nous recevons un coup de fil de la filiale équatorienne de DHL, qui nous a pris 17 dollars de frais (1 dollar de frais de douane, ça va, et 16 dollars pour DHL). On a mis le bazar à la fnac avec moultes mails et, compréhensifs, ils nous ont fait un avoir de 12 euros.

Internet
Là c’est la grande aventure. Dans notre premier appart, le modem-wifi n’arrivait manifestement pas à gérer la connexion avec la portable et l’ipad. On s’est plaint auprès de la proprio qui a fait le nécessaire. Des techniciens sont venus à deux reprises. La première fois, ils ont trafiqué des trucs sur les câbles extérieurs, mais ça n’a rien changé. La deuxième fois, ils ont changé le modem, ils en ont mis un à deux antennes au lieu d’une, et ça a marché.
Dans le nouvel appart, nous avons dû contracter directement avec ETAPA. Le RDV était pris, mais ils ne sont pas venus. Raison : « de grosses pluies, les réseaux sont humides, on viendra plus tard ». Comme ils ne venaient pas et que nous avions le modem de l’ancien locataire, on a essayé et, miracle, il y avait de la connexion. On a vécu dessus pendant un peu plus d’un mois, puis d’un coup, plus rien. On a remis en route l’histoire de notre contrat (qu’il a fallu resigner parce que l’ancien était trop vieux). Les techniciens sont venus pour l’install, nickel. Mais trois jours plus tard, rideau, plus rien. On les rappelle, ils reviennent, réinstallent, ça marche. Ils précisent que le réseau est instable, que ça risque de retomber. On va bien voir.
Coût du contrat : 25,75 dollars par mois pour 2 Mb/s (on est plus près de 200kb/s mais quand ça marche ça va). Install de 28 dollars offerte si :
– on reste plus de 12 mois (on la paiera donc à la fin), et
– paiement par prélèvement bancaire (c’est donc la proprio qui s’y est collée, on la remboursera tous les mois avec le loyer).

Le téléphone portable
Impossible de faire fonctionner le portable français avec les cartes SIM vendues ici. Nous avons donc acheté un téléphone de base : 35 dollars, made in Ecuador s’il vous plaît. Nous avons pris une carte SIM chez l’opérateur Claro. Coût de la minute : 0,20 dollar. Les recharges s’achètent un peu partout, par multiples de 1 dollar.

La médecine
Ça y est, nous avons eu une malade : Philomène.
Nous sommes allés voir un pédiatre de la clinique « San Juan de Dios », à 5 minutes à pieds de chez nous. Le toubib a été très sympa et efficace. (Rien de grave pour Philo). La consultation a coûté 20 dollars, et le médicament 7,60 dollars (Claricort, un antihistaminique fabriqué au Mexique, le médecin a offert le paracétamol et l’antitussif). Avec les factures, si tout va bien, on devrait se faire rembourser par la sécu à notre retour. Le principe de la sécu c’est : on avance tous les frais et on se fait rembourser (sous réserve de respects des plafonds) tout d’un coup au retour.

Les clopes
Le paquet de 20 cigarettes est passé de 3 dollars à 4 après Noël et 4,40 après Pâques …