Comparée à Ahuano, Misahualli est une « grande ville », sur la rive gauche du rio Napo, ce qui lui confère un statut de base arrière pour ceux qui vont aller plus loin à la découverte de la forêt primaire et de ses (très rares) habitants.
Sa place centrale est célèbre pour la présence de singes en liberté. La cloche de la petite église qui la borde est actionnée depuis le bâtiment d’à côté par une corde qui traverse la rue. Le soir, les nonnes regardent les indigènes danser.
Nous avons remonté à pied le rio Latas (un affluent du Napo) jusqu’aux cascades. Un aller retour sur un chemin très très glissant, la boue était fraîche du matin (les pluies tropicales sont courtes mais impressionnantes). Une heure et demie à l’aller, et une autre heure et demie au retour. Mais ça valait vraiment le coup.
Avant de quitter Misahualli, nous avons passé une nuit dans la comunidad Ayllu Awarina. C’est juste à côté, à trois minutes en pirogue. Manifestement, la communauté vit du tourisme : ils se déguisent avec des vêtements «traditionnels», dansent, font des rituels chamaniques, et montrent un boa et un bébé caïman. Notre logement se trouvait sur les hauteurs avec une vue magnifique sur le rio Napo. C’était bien d’y rester la nuit et de voir l’autre face de la médaille, ils étaient revêtus de tee-shirts et pantalons, jouaient au foot… L’ambiance n’était plus la même !





























