Opération Correa

op-correaLe nouveau film de Pierre Carles nous accompagne dans notre séjour équatorien. Vous pouvez le voir sur son site :
http://cp-productions.fr.

On le pressentait, en Équateur il y a quelque chose qui se passe. Ce film confirme en tout cas qu’il est possible de tenir un discours politique de gauche et surtout de le mettre en œuvre.  Bien sûr l’Équateur n’est pas la France, mais ce qui nous plaît ici, c’est l’honnêteté politique de cet homme. Et ça fait du bien !

Week-end culturel à Cuenca

Ce week-end, thématique culturelle !

Nous sommes allés à des spectacles dans le cadre du festival « Escenarios del mundo« .

Au menu, un spectacle déambulatoire avec danseurs et échassiers :

Deux spectacles pour enfants en plein air :

« Abracadabra » del Teatro Tecla de Azogues en Ecuador

« De dragones, caballeros y princesas » de Cornisa 20 de Mexico

Puis dimanche soir, Circopatas del Cebra Circo de Cuenca en Ecuador

L’arrivée en Equateur

Salut à toutes et tous !

Nous voici donc en Equateur !

Arrivés dans notre appartement à Cuenca, après un voyage épuisant : Le réveil a sonné mardi matin à 5h, chez Fleur et Daniel. Départ de l’avion à CDG : 10h. Escale de 3 heures à Miami, puis arrivée à Quito à 20h30 + douane + taxi, ça nous amène dans nos lits à l’hôtel à minuit, soit 7h du matin heure française… 24h de voyage, c’est long !

On a passé quatre fois la douane : une fois à Paris, deux fois à Miami (une fois pour arriver, et une autre fois pour partir), et bien sûr encore un fois à Quito.

L’aéroport de Quito est tout neuf, mais très loin de la ville : on a mis une heure de trajet. La négociation du taxi a été simple, même si on ne comprenait rien ;). On tergiversait parce que à 5 avec tous nos bagages, ça paraissait pas évident de rentrer dans un seul taxi. On a essayé d’en demander un grand (rires), puis un chauffeur nous a dit avec plein de mots incompréhensibles : « vous inquiétez pas, dans le mien ça va rentrer ». Le sien était comme les autres, et on est rentrés (un peu quichés quand même).

L’hôtel à Quito était tout mignon, une sorte de pension, dans un quartier djeuns, avec plein de bars et de boîtes (qu’on n’a pas visités, ça sera pour la prochaine fois). La chambre nickel : 3 lits simples et un double, plus salle de bain à nous. Le matin, pas d’eau chaude. Y’avait des travaux dans l’hôtel, et un gars avait du fermer une vanne sans faire gaffe, 10 minutes après l’eau chaude coulait à flot.

On a à peine vu la ville, mais quand même, c’est une sacré ville. Toute en longueur, engoncée entre les deux cordillères, avec des sommets à plus de 5000 un peu partout. Pas très dense, on n’a pas vu d’immeuble vraiment haut. Des bus et des trolley-bus. Des taxis partout, incroyablement pas chers (la petite course est à moins de deux dollars, une course de 20 minutes moins de 4). Des églises, des églises, et encore des églises.

 

On a assisté à une manif. On n’a pas compris tout de suite. On voyait beaucoup de troupes de flics, plutôt bons enfants, avec casques, matraques et boucliers. Sur les boucliers, un texte genre « Je suis policier, et toi ? Manifeste en paix ! ». Puis on a vu la manif, sur la place centrale de Quito, avec un concert (musique pop sans couleur particulière), très tranquille. Un ou deux slogans pro Corréa (le président). Pas énorme de monde. Le lendemain, le chauffeur de taxi qui nous a emmenés à la gare des bus nous a dit « il y avait deux manifs opposées, toutes les deux des manifs de travailleurs ». Et il a ajouté avec un petit sourire finaud « et à la fin, c’est tous des travailleurs ».

On a déjeuné dans un marché, superbe. On a bu notre premier jus de fruits, un jus de Guanabana, on saura ce que c’est plus tard. Ça c’est de la culture locale, des jus de tous les fruits possibles, denses, pulpeux, frais, ouaouh !

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 Le lendemain (jeudi donc), lever tôt, et sans électricité : le réseau de tout le quartier avait sauté. On a quand même bien déjeuné, pris un taxi, et attrapé le bus de 9h pour Cuenca. Le chauffeur nous a annoncé une arrivée à 18h, on n’aura qu’une heure de retard à l’arrivée, ce qui est tout à fait raisonnable compte tenu de la route de dingue.

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 Route d’environ 400 kms au beau milieu de la cordillère des Andes, avec des paysages à couper le souffle. On a croisé les volcans Cotopaxi, Tungurahua, Chimporazo. La pause déjeuner a eu lieu à 3h de l’après-midi, à Alausi situé à 3 300 mètres d’altitude… Autant dire qu’elle n’a pas duré longtemps, le souffle était coupé au sens propre et au sens figuré !

Le voyage a été long (nous sommes arrivés à 7h du soir), pour ceux qui ont le projet de venir nous voir, prévoyez de prendre l’avion Quito-Cuenca, ça fait gagner du temps et de la fatigue 😉

Nous sommes arrivés enfin dans notre premier appartement, simple mais efficace. Deux chambres, deux salles de bain, une cuisine-salon avec petit balcon, situé en plein coeur de la vieille ville (calle General Torres). A vivre au quotidien, on se rend compte qu’il est très très sommaire (il n’y a même pas une passoire pour égoutter les pâtes!) et plutôt bruyant mais bon, il est provisoire…

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 Vendredi, lever 6h (nous sommes toujours marqués par le décalage horaire). La vie ici démarre tôt, le jour est levé et l’agitation urbaine est déjà bien présente.

Nous partons pour l’école franco-equatorienne « Joseph de Jussieu » située à 20 mns en taxi de la vieille ville, dans la commune limitrophe de Baños. C’est quasi à la campagne, les vaches et taureaux (« oui, y’en a qui ont des cornes » dit Bérénice) broutent dans les champs, au côté de maisons en construction, ou qui semblent l’être, de bananiers, d’eucalyptus et aussi de boutiques… C’est un mélange assez hétéroclite.

L’accueil à l’école est très sympa, nous rencontrons la directrice Emmanuelle et quelques profs. Les enfants visitent chacun leur classe et rencontrent leurs futurs camarades. Ils sont contents (Déodat a hâte de faire sa rentrée, c’est pour dire!).

Cette école a été ouverte en 2007, avec l’école maternelle, puis en 2009, avec les niveaux d’élémentaire. Depuis 2012, un niveau de collège par an est ouvert. Elle est entièrement financée par les parents.

Première visite de Cuenca : le musée Pumapungo qui présente les différentes ethnies d’Equateur (elles sont bien plus nombreuses que ce que l’on imagine) et du parc archéologique avec quelques ruines de la cité Inca Tomebamba. Il ne reste plus grand-chose mais le parc est bien agréable. On a bien profité de l’étendue de verdure agrémentée de lamas, toucans et perroquets.

Lundi : C’est le grand jour de rentrée pour les enfants.

Déodat et Bérénice ont classe de 8h à 13h15 du lundi au vendredi, Philomène jusqu’à 16h excepté le mercredi.

Philomène est dans une classe de 8 élèves, elle est la seule française. Elle a 7h d’espagnol par semaine, le reste de ses cours est en français. Elle n’a pas apprécié son repas à la cantine mais elle avait l’obligation de finir son assiette si elle voulait sortir !

Tous trois ont une collation à 10h, aujourd’hui au menu : omelette aux herbes et « mote » (c’est la spécialité équatorienne : grains de maïs bouillies)

On a découvert le bus de ville, bien bondé. Certains passagers se trouvent accrochés à l’extérieur sur le marche pied, porte ouverte pour profiter du voyage.

On a acheté un téléphone portable, made in Ecuador (dingue, ce genre de choses ne sont pas faites que par les chinois!). Si vous voulez nous appeler : +593 (0)9 94 40 77 29