Nous avons fait une visite du zoo de Cuenca, situé sur les hauteurs au sud de Cuenca. Le lieu est superbe : une balade de deux heures dans la forêt sur des petits sentiers aménagés , avec vue sur Cuenca. On y a vu une grande partie des animaux d’Équateur : lamas, ours à lunette, loups, aigles, condors, perroquets, tortues, crocodiles, singes, tapirs, tigres etc. Les enfants se sont régalés, et nous aussi !
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Sortie à Turi et sa vue sur Cuenca
La sortie s’imposait. Turi se trouve sur les premières hauteurs au sud de Cuenca, peut-être 200m au-dessus. La vue sur la ville y est magnifique, particulièrement au coucher du soleil, au moment où la ville s’illumine.
Et juste un peu plus haut, par un escalier étroit qui grimpe à flanc de colline, se trouve une sorte de parc d’aventures, avec un superbe toboggan, plein de tyroliennes, des balançoires géantes au dessus du vide et bien sûr encore la vue sur Cuenca ….
Aventures au Bosque Cerro Blanco
Sur le chemin du retour, entre Montañita et Guayaquil, nous nous sommes arrêtés au Bosque Cerro Blanco, « rare forêt tropicale sèche qui abrite entre autres jaguars, pumas, singes, cervidés, et plus de 200 espèces d’oiseaux », dixit le guide. Nous n’avons pas été au bout de nos surprises !
D’abord, le bus nous a déposés au bord d’une quatre voies, qu’il a fallu traverser pour atteindre l’entrée du parc. Accueillis par un vigile, nous avons campé … seuls ! Bar fermé, et pas un seul autre campeur. Morgane et Déodat sont ressortis du parc pour nous trouver à manger, re la 4-voies, plus un bus pour Puerto Hondo, le bled du coin. Ouf ! Ils ont trouvé quelques brochettes, des bananes et de quoi petit-déjeuner. Retour à la nuit tombée. Nous n’avions pas de lampe de poche, heureusement, la nuit était claire et le feu allumé. Enfin, difficile de veiller longtemps, les enfants étaient couchés à 19h ! La nuit a été plutôt rude, pas dûe aux ronflements de nos voisins, non, mais à cause de nos coups de soleil !
Le parc en lui même était plutôt joli, mais quand même rien à voir avec ce à quoi on pouvait s’attendre en lisant le guide. On y a fait une balade de trois heures environ. On a dû neutraliser deux jaguars qui se seraient bien gragnotés Bérénice. Déodat s’est occupé seul du puma (en réalité, la bête s’est enfuie devant le regard féroce du mâle prêt à mordre). Quant aux hordes de singes, elles nous ont fait une haie d’honneur à deux reprises (sans doute parce qu’on a chassé deux pumas). Bref, génial. D’ailleurs les photos en témoignent :
Après ces aventures, nous avons de nouveau traversé Guayaquil pour atteindre le terminal terrestre et prendre le bus de Cuenca. Nous avons fait une partie de la route au dessus des nuages. Pas mal !
Voyage sur la côte del Oceano Pacifico 2/2
Le deuxième jour, avec Lindsay, une copine belge rencontrée à l’hôtel, et son fils de quatre ans Mahé, nous sommes allés à Agua Blanca . C’est une source d’eau sulfureuse aménagée en bassin, un îlot de verdure au milieu de la forêt sèche. On s’y est rendus en voiture, parce qu’en bus il aurait fallu marcher 5 kilomètres… Les enfants sont fainéants !
On se barbouille de boue, puis on va se rincer dans la « laguna sagrada » (bassin sacré). On a réussi à faire abstraction de l’odeur un peu tenace d’œufs pourris ! On est ressortis avec la peau toute douce, nettoyés par les vertus du lieu.
Le lait de coco est servi directement dans la noix fraîche. Quand il est terminé, le serveur nous a dépiauté la noix qu’on a emmenée et mangée le soir à l’hôtel.
Le dernier jour, nous sommes allés pêcher. Départ 10h de la plage devant le port. On a longé la côte vers le nord, aperçu la playita, plage déserte la plus proche de Puerto Lopez, du même genre que Las Frailes.
Pour la pêche, c’est trop facile. Un hameçon avec un bout de poisson cru, et ça mord ! En tout on a dû remonter une vingtaine de poissons. Plusieurs fois, c’est une murène qui s’est prise au piège. Pas de quartier, la bestiole est assommée à coups de bâtons et rejetée à la mer.
Pour le repas du midi, notre chef de bord (qui se fait appeler Winston Churchill) nous a préparé un « ceviche » avec notre pêche directement sur le bateau (la rame servait de planche à découper !). C’est du poisson cru (ben oui !) cuit dans du citron avec tomates, poivrons et oignons, un régal !
Dès qu’on jette un bout de poisson par dessus bord, une kyrielle d’oiseaux arrivent : Frégates, Pélicans, et aussi les fameux « Patas Azules », les fous aux pieds bleus.
La sortie snorkling n’était pas extraordinaire. La barrière de corail n’était pas très proche, et la visibilité limitée à quelques mètres. Et il faisait froid !!
Avant de quitter la côte, nous avons fait une halte à Montañita, paradis des surfeurs et des fêtards !
Puis bus de retour vers Guayaquil, au travers des salines…
Déodat et Philomène aux Scouts équatoriens
Je vais vous raconter nos deux premières séances au scout équatorien. Déjà les horaires : de 8h30 à 11h30. Autant dire tout de suite que ce n’est pas du tout comme les éclaireurs français !Bon, le premier jour nous sommes arrivés en retard 😉 Puis nous avons fait des petits jeux pour apprendre les prénoms, il y a eu ensuite une sorte de réunion où l’animateur a expliqué que nous sommes ici, au scout, pour apprendre la mixité.Il avait compris que nous étions dans deux groupes différents, Déodat et moi, un masculin et un féminin, parce qu’on avait ce jour là, deux foulard différents. J’ai bien ri !
Puis nous avons eu un temps libre de 20 minutes où nous pouvions faire ce que l’on voulait. Après le temps libre nous avons fait une tomate (un jeu avec un ballon et les jambes écartées, on doit tout faire pour empêcher le ballon de passer entre nos jambes et s’il passe entre nos jambes nous avons perdu !), c’était le seul jeu un peu sportif des séances. Puis quand vint la fin de la séance on se met tous en carré pour le baisser de drapeau, que l’on avait levé le matin, la prière et une sorte d’au revoir.
Pendant la prière on doit utiliser un signe particulier avec les mains et on doit positionner ses mains de manière particulière.
Ils ont aussi des petits drapeaux pour différencier les patrouilles.
Philomène
Voyage sur la côte del Oceano Pacifico (1/2)
La dernière semaine d’octobre, vacances pour les enfants, on en a profité pour partir sur les routes de l’Équateur, direction la côte pacifique ! Notre destination : Puerto Lopez.
Le voyage en bus fut assez époustouflant : nous avions 3 bus à prendre Cuenca-Guayaquil, puis Guayaquil-Jipijapa et enfin Jipijapa-Puerto Lopez. Nous n’avons pas attendu plus de 5 mns entre chaque. Résultat des courses, partis à 8h du matin de Cuenca, nous étions à 16h30 sur la côte pacifique… Bon, le ventre un peu creux et la vessie bien pleine puisqu’on n’a pas eu le temps entre chaque bus !
Nous sommes de nouveau passé au travers du parc Cajas entre Cuenca et Guayaquil, le temps était sublime et les paysages vraiment magnifiques.
Arrivés sur la côte, le temps était plus gris mais l’hôtel sympathique et exotique !
Puerto Lopez est un village de pêcheurs …. C’est assez étonnant, il y est décompté 14 000 habitants, mais la ville paraît toute petite. Malgré son aspect un peu délabré, c’est assez agréable de se balader dans ses rues, sur sa plage, près de son port …
Premier jour : sortie à las playas de los Frailes dans le parc naturel de Machalilla. Pour se rendre à la plage, on a fait la balade de 45 mns au travers de la forêt tropicale sèche, décor assez surprenant. Ce sont des arbres qui même en ayant perdu leurs feuilles continuent de fabriquer de la photosynthèse au travers de leur écorce : les algarrobo.
Et la plage… Magnifique, on y était seuls, parmi les oiseaux, les crabes et autres animaux, vertébrés ou pas !
On en a bien profité !
…Suite dans un nouvel article…
Week-end à Guayaquil
Du 9 au 12 octobre, c’étaient les fiestas de Guayaquil, commémoration de l’indépendance de Guayaquil (qui a eu lieu en 1820). Le vendredi était férié ici, nous sommes donc allés à Guayaquil !
La route était magnifique. Nous avons d’abord traversé le Parque Naciónal Cajas :
Avant de descendre dans la plaine Méridionale, avec ses champs de bananiers, de cacaoyers, ses rizières etc.
Et Guayaquil. Quelle ville étrange ! Énorme cité où il est difficile de se repérer.
Nous avons trouvé un hôtel très sympa, pas trop loin du centre, avec piscine. Les enfants se sont bien régalés !
Pour circuler, ça a été compliqué. Le bus ne fonctionne pas comme à Cuenca, il faut payer au conducteur et non dans la machine, il faut descendre par l’avant du bus et surtout ne pas stationner sous l’espèce de portique qui se trouve dans le bus !…
Côté taxi, impossible de leur faire mettre le « taximetro ». Les tarifs semblent être à la tête du client… on peut dire que l’on n’a pas bénéficié des meilleurs tarifs !
La ville ne nous a pas vraiment enchantés… Pas très belle et une ambiance particulière où on ne s’est pas vraiment senti à l’aise.
Deux quartiers sympa : le Malecón, blindé de monde le soir, et las Peñas (mais un peu dans du formol quand même !) Le truc marrant, c’est qu’il y avait situé à plusieurs endroits dans le quartier des sortes d’agents de la circulation qui t’indiquaient quel escalier prendre et il ne fallait surtout pas y déroger ! On y a trouvé un petit resto avec vue sur le rio Guayas bien agréable !
Une autre chose peu commune à Guayaquil, ce sont les iguanes en liberté dans les parcs de la ville !
Côté « festividades » de Guayaquil, nous n’avons pas bien compris comment ça fonctionnait parce-qu’à vrai dire, nous n’avons pas vu grand chose ! On s’attendait à des défilés flokloriques, concerts, bals, feux d’artifice et on n’a rien vu de tout ça. La seule chose qu’on ait pu voir en lien avec les fêtes d’indépendance, ça a été un défilé nautique sur l’Estero Salado…
On s’est installé dans notre nouvel appartement
Il y a dix jours, nous avons déménagé dans notre nouvel appartement. Celui qui sera notre logement pour la totalité de notre séjour équatorien. Nous sommes bien contents !
Le trouver a été en fait assez facile. Petite annonce dans le Mercurio, un des principaux journaux équatoriens, avec une édition spéciale « Cuenca ». Il a été le premier qu’on a visité et ça a été le coup de foudre !
Notre adresse :
Mariano Cueva 6-50
Cuenca, Azuay
Ecuador
On est en plein centre ville, on a tout accessible à pied : courses, spectacles, cours d’espagnol de Cric, Alliance française (club de théâtre de Morgane et ateliers d’écriture de Cric), parc (Parque de la Madre), gare des bus, administrations, etc.
Un avantage certain, on est en retrait de la rue, donc assez bien protégés du bruit et de … la pollution des bus (qui puent vraiment !).
L’aéroport n’est pas loin du tout, ce qui donne quelques passages d’avion assez fracassants. Heureusement, pas plus de 4 ou 5 par jour, il faut qu’on arrive à faire une photo d’un avion qui atterrit, c’est impressionnant.
Nos propriétaires sont deux sœurs d’une soixantaine d’années, vieilles filles, qui vivent avec leur frère et leurs neveux, dans la maison d’à côté : Martha et Elsa. Elles surveillent leur bien de très près et sont avares dans les réponses à nous apporter mais au final elles sont quand même rigolotes, presque caricaturales !
On a une voisine en dessous, Maria-Dolorès, qui vit seule avec son chien Muñeta et son cacatoès : une cuencayenne de souche qui parle avec un accent incompréhensible mais on ne désespère pas de la comprendre d’ici la fin de notre séjour 😉
La première semaine d’école de Philo
Je vais vous raconter ma première semaine d’école…
Pour commencer je vais vous donner mon emploi du temps :
6h00 : lever
6h50 : dans le bus
8h00-9h50 : les deux premiers cours du matin
9h50-10h00 : la collation (un goûter du matin)
10h00-10h50 : le troisième cours du matin
10h50-11h15 : la récréation
11h15-13h00 : les deux derniers cours du matin
13h00-14h00 : le repas et la grande récréation
14h00-16h00 : les deux cours de l’après-midi
Le premier jour la collation et le repas n’étaient pas très bons : la collation était de la mote (du mais bouilli) et de l’omelette aux herbes / le repas était des haricots pas cuits, des carottes pas cuites, de la viande toute fripée et du riz. Bref la journée ne s’est pas très bien passée !
Le deuxième jour (comparé au premier) s’est bien passé… je me suis même fait des amies 😉 : Alejandra, Camila, Onix et Viviana (toutes des équatoriennes).
Le troisième jour, donc mercredi, j’ai eu cours que le matin… mais j’ai eu deux heures d’espagnol avec une prof qui ne parle pas du tout français, tout s’est bien passé car dans ma classe (8 élèves : 2 garçons et 6 filles) ils se débrouillent bien en français (toute l’école se débrouille bien en français et les professeur(e)s sont français).
Le quatrième jour rien à signaler de plus que… ça s’est bien passé !! Ah oui ! J’ai appris un nouveau jeu : « beneno ». C’est un jeu qui se joue avec un ballon de basket et un panier de basket ; si tu fais deux paniers d’affilée, à ce moment-là tous ceux qui jouent avec toi, doivent se mettre à courir ; au moment où tu rattrapes le ballon tu dis « alcahi » et tout le monde doit s’arrêter de courir.
Le cinquième jour tout s’est bien passé !! Qu’est ce que vous voulez que je vous dise de plus ?
Je fais de GROS GROS bisous à tous les ami(e)s et toute la famille et à bientôt !
Philomène 🙂
Opération Correa
Le nouveau film de Pierre Carles nous accompagne dans notre séjour équatorien. Vous pouvez le voir sur son site :
http://cp-productions.fr.
On le pressentait, en Équateur il y a quelque chose qui se passe. Ce film confirme en tout cas qu’il est possible de tenir un discours politique de gauche et surtout de le mettre en œuvre. Bien sûr l’Équateur n’est pas la France, mais ce qui nous plaît ici, c’est l’honnêteté politique de cet homme. Et ça fait du bien !


















































































































































































