En train sur la « nariz del diablo »

C’est notre dernière sortie «en week end» !

La Nariz del Diablo est un tronçon rocambolesque sur la ligne de train construite au début du XXème entre Quito et Guayaquil, avec un embranchement vers Cuenca. Pour on ne sait quelle raison, très peu d’andins ont participé à la construction. Les ouvriers ont été «importés» de Jamaïque, Porto Rico et des Barbades, esclaves des colonies anglaises, à qui il fut promis la liberté s’ils survivaient au chantier. On imagine les conditions de travail ….

Le tronçon en question relie Alausi (2607m) à Sibambe (1806m) pour une distance à vol d’oiseau de 2,5km et une longueur de voie de 9 km. Dans les dernières centaines de mètres, la pente est tellement raide qu’il n’a pas été possible de continuer la voie en lacets. Le seul moyen praticable a donc été de construire deux aiguillages, le train devant rouler en marche arrière entre les deux, vous voyez le truc ? Voum (marche avant jusqu’au premier aiguillage), voum (marche arrière entre les deux aiguillages), et voum (marche avant après le deuxième). Bref, voumvoumvoum, un truc de dingue !

Le village d’Alausi est une petite bourgade sympathique et colorée de 8000 habitants environ, dominée par une statue monumentale de Saint-Pierre (21 m de haut !).

Arbres minéralisés et Mines d’or !

C’est notre dernier «grand voyage» : 4 jours dans le sud ouest.

On a fait une halte à Machala et Puerto Bolivar, le port spécialisé dans l’exportation de bananes. On y a retrouvé une coutume plusieurs fois rencontrée : suspendre des vieilles chaussures aux lignes électriques. Difficile de dire s’il y a une signification !
A part ça, l’endroit n’avait pas grand intérêt. On avait espéré pouvoir se baigner une dernière fois dans l’océan mais il n’y avait aucune plage digne de ce nom…

On a ensuite fait un aller-retour pour visiter le «Bosque Petrificado Puyango», avec ses arbres minéralisés vieux d’une centaine de millions d’années qui ont connu les dinosaures ! Nigauds que nous sommes, on pensait les voir debout ! Enfin, même couchés, c’était assez impressionnant de voir ces arbres devenus pierre…

Mais le clou du voyage fut Zaruma, petite ville minière située à 1200m d’altitude sur les premiers contreforts des Andes entre Machala et Loja, à env. 6h de bus de Cuenca. La région a regorgé  et regorge encore  de mines d’or, argent, zinc, cobalt, etc …
Dès 1539, c’est à dire à peine 7 ans après le débarquement de Pizarro à Tumbes (à peu près à la frontière entre le Pérou et l’Équateur actuels), les espagnols y fondent la mine d’El Sexmo, dont l’exploitation durera jusqu’en 1998, ça fait quand même un demi millénaire !

Le village est tortueux à souhait, accroché à la montagne et sa topographie vertigineuse. Les trottoirs sont couverts, surplombés de balustrades en bois travaillées. Tout ça donne une atmosphère unique !
On y a fait une découverte : la statue d’un Manneken Pis sur la place centrale de Zaruma. Malheureusement, on n’a pas pu en savoir plus sur son histoire…
On a aussi eu la chance d’assister à un défilé pour les 90 ans du club Barcelona de Guayaquil. Toute la famille était mobilisée et ça chantait et dansait, quelle ambiance !

Pâques au Nord

Pour les vacances de Pâques, nous avons visité le nord du pays.

Nous avons commencé par Otavalo, à 3h de bus au nord de Quito, en enjambant l’équateur ! La ville est réputée pour être «le plus grand marché d’artisanat du pays». L’industrie textile est très ancienne, et les incas puis les espagnols l’ont exploitée à outrance.

Effectivement, au moins le week end, le marché déborde très largement de la Plaza de Ponchos pour coloniser toutes les rues adjacentes. Cela dit, si on y trouve ce qu’on trouve partout en Equateur, il n’y a pas grand chose de bien original. On a regretté le marché de Pisac au Pérou !

L’originalité de cette ville tient peut-être plus des habitudes vestimentaires des femmes qui portent pour la plupart un ensemble blouse brodée de fleurs, ceinture large également brodée et jupe unie (simple rectangle de toile maintenu par la ceinture). L’ensemble est très populaire et beaucoup de jeunes le portent !

Nous sommes allés au « Lechero », arbre magique reconnu aux vertus curatives ! Selon la mythologie, c’est le  jeune Watanku qui s’est réincarné pour désobéir à la Tayta Imbabura (le volcan à proximité). Sa fiancée Ñustapacha, elle, s’est réincarnée en laguna (lago San Pablo), à ses pieds.

Le village de Mindo est une sorte de petit paradis à 2h30 à l’ouest de Quito. A 1250m d’altitude, son climat est chaud et la nature luxuriante. Les colibris grouillent autour des abreuvoirs. L’eau est partout et la ballade des 5 cascades du río Nambillo vaut le coup !

Puis ce fut Quito, avec ses deux «Mitad del Mundo» ! La première, l’officielle, est située au point mesuré par la «misión geodésica francesa» (entre 1735 et 1743, avec Charles de la Condamine, Joseph de Jussieu, et d’autres). Sa mission était mettre fin à une vielle polémique scientifique. Les uns (dont Newton, quand même) prétendaient que la terre était enflée à l’équateur, les autres prétendant au contraire qu’elle était allongée vers les pôles…. Bref, nos petits français ont commencé par trouver un point sur l’équateur, et ce point est devenu la «Mitad del Mundo» officielle. Sauf qu’ils se sont trompés de …. 200m ! Et bien sûr, à 200m passait le «Intiñan» (Chemin du Soleil) qui date des Incas… où se trouve maintenant une seconde «Mitad del Mundo», non officielle, mais qui se situe vraiment sur l’équateur.

La chose amusante, c’est que les deux sites s’ignorent complètement. Impossible quand on est dans l’un de trouver la moindre information sur l’autre 😀

A Intiñan, on a vu l’expérience de Coriolis, l’eau qui coule se met à tourner dans un sens ou dans l’autre suivant que l’on se trouve au sud ou au nord de l’équateur. Ça marche à trois mètres près, impressionnant !

Un téléphérique mène sur les premiers contreforts du volcan Pichincha, avec une vue magnifique sur Quito.

Mais c’est sans doute la découverte du peintre Oswaldo Guayasamín qui nous a le plus marqué. Une salle lui est consacrée à la Mitad del Mundo, mais on a surtout été marqué par la Capilla del hombre (chapelle de l’homme) qu’il a conçue lui-même, et par sa maison devenue musée.

« Si nous n’avons pas la force de serrer les mains de tous, si nous n’avons pas la tendresse de prendre tous les enfants du monde dans nos bras, si nous n’avons pas la volonté de nettoyer la terre de toutes les armées ; cette petite planète devriendra un corps sec et obscur. »

Oswaldo Guayasamín

Petite escapade au Pérou et en Bolivie 4/4

Et voici la dernière étape de notre périple : La Paz, capitale de la Bolivie, capitale la plus haute du monde.

Le passage sur l’autre rive du lac s’est fait avec un bac pour le bus, et en bateau pour nous.

Après le bac, il reste 3 heures de route, sur l’Altiplano. On arrive donc à La Paz par en haut, à 4000m. La ville a colonisé une gigantesque faille dans ce plateau aride, avec un dénivelé de 800m. Trois lignes de téléphérique permettent de la traverser sans subir sa circulation infernale (il n’y a quasiment que des utilitaires dans les rues, camions de tous formats, bus et taxis), tout en admirant son étendue, ville à perte de vue. Il y a d’ailleurs 8 ou 10 tronçons supplémentaires de prévus. Les plus grands domaines skiables pourront aller se rhabiller ! Au loin, on aperçoit la cime enneigée du mont Illimani (6438 m).

Notre ami Jean-Marc nous a reçu comme des rois dans son hôtel «Camino Real» dans le quartier moderne Sopocachi, ça nous a fait du bien après ces deux semaines de périple. Pourtant moins haut que le Titicaca, l’air raréfié nous a fait tirer la langue ici plus qu’ailleurs. On dit d’ailleurs qu’il y a tellement peu d’air à La Paz qu’il n’y a pas d’incendie !

Sur les hauteurs, les quartiers pauvres et le marché d’El Alto, une sacrée ambiance même si on n’y a pas vu les fameux fœtus de lamas séchés, qui paraît-il, sont enterrés sous chaque nouvelle construction afin de se garantir la bonne fortune et la protection de la Pachamama ! Ils se trouvent sur le marché des sorcières que l’on a malheureusement raté…

On retrouve à La Paz la culture de la peinture murale, contre le trafic humain, pour la justice, pour l’utilisation du préservatif …

Sur le chemin du retour, un magnifique coucher de soleil sur l’Altiplano et le passage de la frontière à Desaguadero, quelle ambiance : des stands ambulants qui fourmillent de partout et les deux roues qui circulent dans tous les sens !…

 

Petite escapade au Pérou et en Bolivie 3/4

Nous voilà de nouveau sur la route, le long du Lago Titicaca, entre Puno (Pérou) et Copacabana (Bolivie). Les lumières sur les rives du lac étaient magnifiques !

Copacabana est une petite ville. Son nom dérive des mots Aimara (ethnie ancestrale représentant encore 15% de la population du pays, ayant sa propre langue) «kota kahuana», signifiant «vue sur le lac»,  ou «observer le lac». Et c’est d’ici que vient le nom de la fameuse plage brésilienne (une histoire de moine voyageur ! …).

À Copacabana, nous avons été accueillis par un défilé sur le bord de plage. Renseignements pris, nous étions le 23 mars, «Día del mar»,  commémoration de la perte de l’accès à la mer par la Bolivie au profit du Chili, lors de la Guerre du Pacifique fin XIXème. Que de couleurs, on en  a pris plein la vue !

La cathédrale de Copacabana était aussi bien étonnante, œuvre du syncrétisme religieux. A Tito Yupanki, un andin évangélisé au XVIème, est apparue une vierge aux traits andins dont il a réalisé une statue, immédiatement très populaire. A l’extérieur de la cathédrale, a lieu tous les jours le baptême des voitures !

De Copacabana, nous sommes partis passer deux jours dans un petit village au nord de l’Isla del Sol, la plus grande île du lac (40 km²). C’est ici que seraient nés Manco Cápac et Mama Ocllo, fils et fille du soleil, fondateurs de Cusco (le nombril du monde) au XIIIème siècle et de l’Empire Inca.

Cette île est de toute beauté. Le village de Challapampa, au nord de l’île, est situé sur un isthme, entre deux baies distantes d’une centaine de mètres. On voit très bien à l’horizon les neiges de la Cordillera Real (6 sommets à plus de 6000m). Il n’y a aucun véhicule, seulement des bateaux, et des cochons qui se baladent en liberté sur la plage !… La balade sur le sentier des crêtes mène aux ruines de Chinkana ou El Laberinto. On y croise les pas laissés par le soleil…

Petite escapade au Pérou et en Bolivie 2/4

Le Machu Picchu, du quechua machu (vieux) et pikchu (sommet) se trouve à 2400m d’altitude au sommet d’un piton de 400m de hauteur au-dessus du village d’Aguas Calientes (qui n’a aucun intérêt). Le site a toujours été particulièrement difficile d’accès. Les espagnols le délaissèrent, et c’est sans doute pour ça qu’il est si bien conservé.

Aujourd’hui encore, aucune route ne mène au village, il faut choisir entre le train  confortable mais hors de prix, et le bon vieux système bus + rando lent et rude, mais bon marché.

Nous sommes partis très tôt le matin du village, en bus. Il pleuvait, et on a été arrêtés par une coulée de terre. Ça arrive tout le temps et partout dans les Andes mais on y avait pas encore été confrontés aussi directement. Très vite des ouvriers sont arrivés avec des masses, des pelles et des pioches et nous ont fait un passage. Les bus précédents, bloqués en haut, nous attendaient pour finir le trajet.

Le site est fabuleux, enserré dans un lacet du Cañón del Urubamba 400m en contrebas, avec une vue à quasi 360° sur les nombreux sommets alentours. Waouh !

On est redescendu à pieds par les 1727 marches, les enfants ont compté !

Sur le trajet entre Cusco (3400m) et Puno (3800m), au bord du lago Titicaca, on a assisté à la transformation du paysage depuis les Andes «brutes» pour arriver sur l’Altiplano, énormes plaines arides (et glaciales la nuit !) d’où émergent des montagnes parfois enneigées, un peu comme si on avait rempli toutes les vallées du coin avec de la terre jusqu’à 3800 m d’altitude….

De la ville de Puno, on ne dira rien. Ce n’est que notre point de départ d’une excursion sur les îles du coin.

La première visitée est une île flottante (sans caramel !). La technique (ancestrale) consiste à découper des blocs de système racinaire des «totoras» (roseaux du coin), de les attacher entre eux jusqu’à obtenir la taille souhaitée (environ 300m²) et d’arrimer l’ensemble là où ils veulent l’île. Ils ajoutent par dessus plusieurs couches des tiges de ces mêmes plantes et hop, ils ont un endroit à eux sur lequel ils construisent quelques abris. C’est quand même scotchant !

Ceux qui y vivent sont manifestement très pauvres. Le seul service public semble être l’école primaire et les principaux revenus ceux générés par le tourisme.

Après les îles flottantes, nous sommes arrivés sur l’île d’Amantani. Un vrai bijou. C’est une île à peu près ronde (3km de diamètre) avec à son sommet (plus de 4100m, soit plus de 300m émergés) deux temples consacrés à la Pachamama (Terre-Mère) et la Pachatata (Terre-Père). La vue sur le lac y est fabuleuse.

Nous y avons passé une nuit, hébergés par une «mama» et sa famille désignées par le chef de la communauté. C’est le système qu’ils ont trouvé pour que les revenus du tourisme soient équitablement répartis entre les familles.

Le lendemain, l’excursion s’est terminée par la visite de l’île de Taquile. Une île qui nous a fait penser aux paysages méditerranéens. Puis, nous sommes retournés dans la ville fourmillante de Puno !

 

 

Petite escapade au Pérou et en Bolivie 1/4

C’est notre grand voyage «à l’étranger», d’abord au Pérou (Lima, Cusco, Le lac Titicaca), puis la Bolivie (Copacabana, puis La Paz).

A Lima, on n’a passé qu’une nuit, en transit pour Cusco. La ville ne nous a pas laissé une très bonne impression. On n’en a pas vu beaucoup mais la découverte était intéressante et en fait, on était assez contents d’en partir !

Magnifique, notre passage à Cusco, l’ancienne capitale du royaume des Incas dont elle a conservé le plan général, dit-on. La ville est très belle (même si elle est très touristique), on a beaucoup aimé parcourir ses ruelles. Tout près de Cusco, on y a vu « notre » premier site archéologique de Saqsaywaman. Il est dit que la ville Inca de Cusco avait la forme d’un puma et Saqsaywaman était sa tête ! Une des grandes oeuvres de l’architecture Inca construite fin 14ème – début 15ème. Impressionnants ces murs de pierres de taille,  parfois vraiment énormes (à se demander comment ils faisaient pour les tailler, transporter et monter).
Il y en a une connue, le long du musée d’art religieux à Cusco : monolithe équarri à 12 angles sur une seule face, qui s’ajuste parfaitement à ses voisines. Du grand art !

De Cusco, nous sommes partis à la découverte de la Vallée sacrée des Incas. On n’a pas pu tout voir, c’est énorme, mais on a visité quelques sites fabuleux ! Des endroits magiques, en pleine nature, d’une construction parfaite, de plus de 500 ans !

D’abord, Moray, des terrasses incas en amphithéâtre creusées dans trois cirques naturels. Il s’agissait de centres de recherches agronomiques ! Leur forme permettait de simuler des micro-climats et tester les conditions de croissance des plantes.

Le site d’Ollantaytambo, situé au confluent de trois vallées, au dessus du rio Urubamba, est celui d’une forteresse. Elle surveillait le chemin du Machu Picchu. Grandiose !

Et le clou du spectacle (enfin, d’après nous), le site de Pisac (perdrix en quechua). D’abord, le village est super mignon avec un des plus beaux marchés d’artisanat qu’on ait vu. Puis, le site archéologique lui même, splendide. Le point de vue est fabuleux et la conservation du site époustouflante !

Parque Sangay

Le Parque Nacional Sangay s’étend sur 500.000 hectares, en gros d’Azogues à Macas et Baños de Ambato.

On y a passé un week-end avec Catherine, la directrice de la fondation «Cordillera Tropical» pour laquelle nous avons fait du bénévolat. On était logé à «La Libertad», une ferme à 2900m d’altitude, dernier endroit accessible en voiture dans une petite vallée paumée, à 1h30 d’Azogues. Un puma est signalé dans le coin, et croque de temps en temps un alpaga. Ils vont finir par le zigouiller …

Le troupeau d’alpagas est une exception. En Equateur, leur élevage ne se fait plus, au point que ce troupeau a été élevé au rang de «projet de ré-indroduction». Le berger a été spécialement débauché de son Pérou natal pour son savoir-faire. Il est maintenant bien installé, a trouvé femme, et chasse le puma !

En bas, le río Mazar et le projet en cours de réalisation d’une centrale hydroélectrique de 7 MW. Je participe au projet ! J’ai formé l’équipe  à mesurer le débit de la rivière, et je tripote les données pour essayer de faire un prévisionnel à peu près réaliste. C’est passionnant !

Au sud de l’Equateur

Pour les vacances de Février, nous avons choisi comme destination le sud et ses trois villes phares : Loja, Zamora et Vilcabamba.

Première destination : Loja, capital musical y cultural del Ecuador

Située à 2100 mètres d’altitude, elle est réputée comme « cité de la musique », car elle a vu naître de grands virtuoses et abrite la plus vieille université de musique du pays (1859).  On a voulu visiter le musée de la musique de la ville, mais malheureusement, en ces jours  fériés de carnaval, il était fermé… Une autre particularité de Loja qui nous a frappée, est son attachement à l’histoire colonialiste de l’Équateur : statues de conquistadores (la ville a été fondée en 1548), gloire à la conquête de l’Amazonie…

On n’a pas eu de chance, la ville était plutôt morte dans cette période de carnaval… Enfin, il y a tout de même des moments sympas : lors d’une balade sur les hauteurs de la ville, les enfants ont été invités à jouer au ballon et se sont faits des copains le temps d’une partie !

Pendant l’époque du Carnaval, ici, à part quelques villes qui organisent défilés, concerts etc., dans le reste du pays, il ne se passe rien. Tout est fermé. Le seul grand jeu national est de s’arroser d’eau ou de mousse des « cariocas ».  C’est très bien organisé et tout le monde est touché !

Depuis Loja, nous avons emprunté un tronçon du projet de « route interocéanique » (poussé par le gouvernement Corréa), qui doit relier l’Océan Pacifique à l’Atlantique à peu près en ligne droite.

Deuxième destination : Zamora, Tierra de Aves y Cascadas

Entre l’Oriente (l’Amazonie) et la Sierra (les Andes), Zamora est nichée à (seulement !) 970 mètres d’altitude. Il y fait chaud et humide.  Et c’est à Zamora que se trouve la plus grande horloge du monde entier ! L’ aiguille des minutes mesure 11,34 mètres de long !

C’est de là qu’on est parti se balader dans le Parque Nacional Podocarpus. Il y a plein de balades à faire dans ce parc et la nature est magnifique. On a opté pour une balade à proximité du Rio Bombuscaro et à la cascade La Poderosa. Superbe !

En passant, on a vu plein de fougères arborescentes, une des premières plantes à avoir un tronc il y a environ 400 millions d’années, rien que ça !

Dernière étape : Vilacambaba, Valle de la Longevidad

Petit village surnommé « Ville de la longévité ».  Il y  avait, paraît-il, beaucoup de centenaires dans les années 50 et depuis c’est resté. Aujourd’hui, c’est plutôt le repère de beatniks gringos ! Ça parle anglais de partout et les prix du foncier se sont envolés. Ce qui est magique, c’est que maintenant qu’on a bu de son eau et fumé ses cigarettes, on est parti pour vivre 100 ans !!

Balade dans le Parque Nacional Cajas

La Parque Cajas se trouve à 30km de Cuenca. Son nom viendrait du Quechua «Caxas» qui signifie «froid». Il se situe entre 3000 et 4500m d’altitude, et comprend plus de 230 lacs. Il est la source de deux rivières, les ríos Yanuncay et Tomebamba qui se rejoignent à Cuenca.

Sa végétation est essentiellement du «páramo», sorte de steppe spécifique à la cordillère des Andes, et des forêts de Quinoa (qui n’ont rien à voir avec les graines).

On y a fait une balade d’une heure et demie, entre 3900 et 4000m, c’était magnifique. On y retournera !